Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de la Turquie et de la Grèce

Du 19 Mai au 10 Juin 2006


Notre petite hutte à Goreme
Paysages lunaires...
Port de Kas
Les clochers remplacent les minarets
Le célèbre Acropole
... des petites criques sauvages...

La Cappadoce et ses pics


Nous faisons nos premiers pas sur le sol turc à Antakya, pas très loin de la Syrie, juste le temps de changer nos derniers « Syrian pound » en « Turkish lira », et de remonter dans un deuxième bus. À destination de Gorëme, village touristique en Cappadoce. Pendant ces quelques heures de bus (10h de bus est maintenant pour nous une bagatelle !), nous pouvons apprécier les beaux paysages variés qui défilent sous yeux.

Nous trouvons une petite guesthouse à notre goût et surtout pas trop chère. Dans ces belles montagnes, nous apprécions les balades sous un agréable soleil qui se terminent par une petite baignade dans la piscine de notre pension.

Cette région de la Turquie est connue pour les étonnantes formes que prennent les rochers au milieu des plaines. Ces pics sont dus à l'érosion et à l'éruption ancienne d'un volcan. Des villageois y résidaient et résident encore aujourd'hui à l'intérieur de cette drôle de roche friable. Au détour d'une promenade on peut voir une porte dans le rocher, une chapelle creusée, une maison, des tunnels...


Néanmoins les jours passent et nous n'avons pas répondu à la question que nous nous posons depuis l'Inde : comment rentrer en France, de façon pas trop brutale et en changeant de manière de voyager ? Porter nos sacs commence à nous peser...


Le minibus de nos rêves


Nous avons convenu avec Fabrice, un ami rencontré au début de notre voyage, au Mali, il y a maintenant presque un an et demi, qu'il nous rejoindrait en Turquie avec un minibus pour nous permettre de rentrer progressivement par la route. Cela serait aussi l'occasion d'économiser sur notre budget hébergement, car nous pourrions dormir dedans (comme dans un camping-car) au lieu de prendre une chambre d'hôtel, qui deviennent de plus en plus chères au fur et à mesure que nous arrivons en Europe... La solution du minibus nous paraît donc idéale. Nos économies d'avant départ nous serons donc très utiles !

L'échéance approchant, nous nous connectons régulièrement sur internet pour suivre l'avancement de ce projet. Fabrice nous fait plusieurs propositions, photos à l'appui, qui nous « passent sous le nez », le temps de prendre l'ultime décision à distance... Alors que nous arrivons à la fin de la semaine et que rien ne semble convenir, une nouvelle idée nous vient : Trouver nous-même un minibus en Grèce, pays de l'Union Européenne, donc facilitant les démarches administratives.

Nous vivons les journées à Gorëme très intensément car chaque jour notre programme des mois à venir est entièrement modifié. Nous sommes maintenant très pressés d'aller en Grèce !


Turquie, à très bientôt !


Pour rejoindre le pays olympique, nous souhaitons nous rendre sur la côté turque et y prendre le ferry, solution moins chère que par la route, et permettant de voir un peu plus de la Turquie.

Nous prenons un premier bus pour Kas, jolie petite ville de pêcheurs, mais maintenant trop impatients, nous n'y resterons qu'une seule nuit.

Le lendemain, nous partons directement pour Bodrum, la côte d'azur locale. C'est ici que nous testons les fameux Kebabs d'agneaux que nous trouvons en France. Nous quittons ensuite la Turquie via la petite île grecque Kos, où il faut « patienter » une journée pour embarquer dans un autre ferry, pour Athènes.


En Turquie, nous n'aurons visité que les lieux purement touristiques. Il nous aura manqué de vraies relations avec les autochtones. Pour ceux que nous avons rencontré, nous ne sommes que des clients. Les relations sont souvent fausses et intéressées... Ainsi, les turcs nous ont paru moins accueillants que leurs voisins syriens mais nous changerons cette idée certainement faussé par le tourisme de masse, en revenant, peut être même dans peu de temps avec notre propre véhicule, si nous parvenons à mettre la main dessus !


Difficile retour en Occident !


On pourrait écrire que la Grèce est le pays des olives, que l'on y danse au son du bouzouki et que tout y est beau... Mais nos premières impressions à notre retour en Europe sont bien différentes ! Ici, tout est propre, beau mais manque un peu de vie, d'âme. Et malgré le soleil, les rues semblent tristes !

La première chose qui nous frappe est de voir autant de blancs trop bien nourris et surtout vêtus (ou plutôt dévêtus) de manière très légère. Nous n'avons plus l'habitude de voir tant de bras et cuisses à l'air ! Et surtout, lorsque nous sourions aux gens, nous avons rarement de réponse.

L'apparence a l'air de beaucoup compter, au détriment de l'intérêt que l'on porterait à son voisin. Le nombre de personnes âgées nous impressionne aussi : en Inde par exemple, il est si rare de croiser quelqu'un de plus de 65 ans !


Le regard que l'on pose sur nous est surprenant : on se sent pour l'une des premières fois regardés comme des marginaux avec nos gros sacs à dos ! Dans la plupart des pays que nous avons traversé, la rue est un lieu de vie alors qu'en Occident il est un lieu de passage, où l'on ne reste pas. Nous nous sommes sentis plusieurs fois regardés de haut, comme des petits jeunes qui risquent d'être bruyants avec leur guitare, au lieu de venir à notre rencontre et de s'intéresser comme tout le monde le feraient dans d'autres pays. Comme en Turquie, les grecs sont faussement sympathiques avec nous, dans cette relation d'argent où dès que nous demandons un renseignement qui ne fait pas partie de leur travail, il n'y a pas de service rendu.


Dernière observation, quand nous retirons de l'argent au guichet, nous ne recevons que quelques malheureux billets au lieu de plusieurs liasses ailleurs. Et notre budget est multiplié par deux ! Il nous faut reprendre nos repères : pour 1 euro, alors qu'on pouvait manger convenablement en Inde, on a maintenant qu'un simple gâteau...

Par contre, certaines choses font du bien : nous pouvons boire l'eau au robinet, ce qui ne nous était pas arrivé depuis près de 2 ans, trouver du papier toilette de partout...


Athènes et le camion, faux espoir !


C'est plein d'espoir que nous arrivons au Pirée, port d'Athènes. Direction l'auberge de jeunesse où nous pouvons dormir dans un dortoir pour 20 euros !

Très vite, nous nous renseignons sur les formalités pour acheter puis ramener une voiture en France. Même si cela semble un peu compliqué et que les grecs que nous rencontrons ne comprennent pas bien l'anglais, nous restons optimistes. Ce n'est que le lendemain, après avoir fait le tour de tous les concessionnaires de la ville à pied le long de la voie rapide sous le soleil, que nous changeons d'avis. Nous nous mettons alors à téléphoner aux annonces vues dans le journal, ce qui n'est guère plus facile car les personnes au bout du fil ne comprennent pas mieux l'anglais !


Revirement de situation : nous rappelons notre ami, qui est toujours d'accord pour nous rejoindre, cette fois en Grèce. Sur internet, magique instrument moderne, nous épluchons cette fois les annonces françaises de la région de nos parents. En une journée, nous trouvons notre bonheur ! Le Ford Transit de nos rêves ! (ou presque...)

Nous faisons appel à nos familles qui contactent pour nous garage, assurances et préfecture, et le minibus est à nous !


La longue attente


Pendant ce temps, nous découvrons, pour la deuxième fois pour Florine déjà venue ici en voyage de classe en 5ème, Athènes : l'Acropole, le centre ville, l'Agora...

Puis, nous allons nous installer sur la petite ville côtière de Nafplio, à deux heures de la capitale pour attendre l'arrivée en Grèce de Fabrice notre ami, par bateau.

Nous prenons le temps d'apprécier la Grèce comme n'importe quel touriste, ce que nous avons du mal à devenir. Entre deux baignades dans des petites criques isolées et désertes, nous visitons le site historique de Mycènes, et la citadelle de Nafplio. Mais la belle eau turquoise nous appelle...


Nous nous réconcilions avec les grecs en logeant loin du centre touristique mais dans la nouvelle ville. Ici, les gens sont beaucoup plus simples et naturels, curieux et contents de pouvoir travailler leur anglais et parfois leur français avec des étrangers.


Finalement nous serons restés plus de temps en Grèce qu'en Turquie, contrairement à notre planning initial. Nous allons doucement rejoindre la France dans les quelques semaines qui nous séparent d'elle et surtout, à notre grand bonheur, retrouver bientôt une maison, notre minibus !


Florine et Raphaël,
Samedi 10/06/2006 à 17h00. 25°
Nafplio (Grèce).


De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
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