Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route « Bye-bye Asia ! »

Le 11 Mai 2006


Notre séjour de 9 mois en Asie nous a beaucoup appris sur les cultures, religions et modes de vie de ses habitants. Le terme « chinois » est utilisé abusivement en Occident, pour tout ce qui est asiatique. Nous avons pu vérifier que la Chine, le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande, la Malaisie et l'Inde sont des pays bien différents ayant chacun des particularités.

Après 18 mois sur la route, nous sommes maintenant pour ainsi dire sur le retour, puisque nos visites d'associations d'aide à l'enfance sont terminées. Dans ce carnet de route bilan, travail difficile étant donné la durée à résumer, nous donnons nos impressions sur l'Orient que nous avons parcouru et sur l'évolution de la ronde.



Les trois Asie : Chinoise, du Sud-Est et Indienne


L'Orient est très divers autant dans ses cultures que dans ses paysages. Les attractions touristiques, qu'elles soient architecturales ou naturelles nous paraissent plus nombreuses qu'en Amérique latine et clairement plus qu'en Afrique. Il est relativement facile de voyager en Asie, les moyens de transports et les routes étant en bon état. Seules les distances sont parfois longues, particulièrement en Chine et en Inde, mais le réseau ferroviaire de ces deux pays est très efficace. Pour nous, l'Asie peut être séparée en 3 grandes zones ou sous-continents : La Chine, l'Asie du Sud-Est, et l'Inde. La Chine et l'Inde sont immenses et peuvent changer du tout au tout suivant les régions.


Chaque pays a sa propre langue, son écriture et son alphabet. Il faut donc se réadapter en permanence, contrairement à l'Amérique latine par exemple où presque tous les pays utilisaient l'espagnol. Même si l'anglais n'est pas la langue maternelle, dans les zones touristiques et les grandes villes tout est heureusement traduit dans la langue de Shakespeare. Nous apprenons dès notre arrivée dans un pays à dire dans la langue locale quelques mots usuels bien appréciés par la population : merci, bonjour, combien, un peu, les chiffres,... En Chine, l'anglais est plus rare et les locaux parlent le mandarin en plus de leur langue maternelle, souvent différente, ce qui complique un peu les choses pour nous, non initiés aux plaisirs des idéogrammes.


Les pays d'Asie du Sud-Est sont relativement petits et toutes les infrastructures sont souvent prévues pour les touristes : hôtels avec internet, restaurant et agence de voyage, ce qui peut être parfois confortable, parfois pesant. On retrouve très rarement ce confort en Chine, où il peut être compliquer d'acheter une simple bouteille d'eau... Ne parlons pas d'un billet de train ! La Thaïlande a quelques similitudes avec le Vietnam mais le Cambodge est bien à part, ne serait-ce que par la couleur de peau de ses habitants, plus foncée. La Malaisie est une bonne synthèse asiatique, car on y retrouve des communautés chinoises, indiennes... La culture indienne n'a pas vraiment d'aspect que l'on retrouve dans les autres pays d'Orient. Tout y est bien différent, parfois plus proche du Moyen Orient ou de l'Afrique que de l'Asie.


L'Asie (et spécialement l'Inde) est pleine de contrastes : mégalopoles immenses à la technologie de pointe, comme Shanghaï, Bangkok, Singapour, Delhi et bidonvilles grossissants. Des gens démunis à côté des buildings luxueux...


Le cap des 1 an...


Après un an de voyage, étant alors au Vietnam, nous avons ressenti le besoin de rester plus longtemps dans un même endroit, de nous poser. Les attractions touristiques en Asie ne manquent pas, et entre les transports, le travail avec les enfants, la rédaction des carnets de route et les visites, nous avons saturé. Ne pas avoir de « chez soi » nous pèse un peu à ce moment là, mais sans pour autant avoir envie de rentrer en France. Nous avons ressenti une curieuse impression de « trop plein ». Changer chaque mois de culture, défaire et refaire son sac toutes les semaines, passer des heures et des heures dans des trains, bus, taxis,... est fatiguant. D'autre part, notre exigence envers nous- même par rapport au projet nous oblige à toujours faire plus, à donner le meilleur de nous même. Une fatigue générale a donc marquée ce cap des 1 an.

A partir de cette étape importante de notre voyage, nous avons donc cherché à nous reposer autant que possible, quitte à laisser de côté certaines visites.


Notre séjour sur l'île Thaïlandaise de Koh-Lanta a été un break imposé par la dengue de Raphaël, mais bénéfique et ressourçant avant de continuer vers l'Inde. Pour la première fois, nous nous sommes alors sentis en vacances !


Notre vision de la ronde...


Onze structures asiatiques nous ont ouvert leur porte pour pouvoir faire chanter les enfants. Nous avons travaillé avec des groupes plus importants qu'auparavant, prenant en charge simultanément jusqu'à 30 à 40 enfants. Il nous a fallu aussi adapter notre travail pour des groupes avec d'importantes différences d'âges, parfois entre 3 et 13 ans, ce qui n'a pas été chose facile. De ce fait, nous avons fait beaucoup de jeux musicaux.


Les enfants sont beaucoup plus enthousiastes et actifs en comparaison aux autres continents visités. Ils sont très respectueux, le respect profond des plus âgés étant typiquement asiatique, et curieux. Notre méthode étant plus au point et les enfants beaucoup plus attentifs, cela a été pour nous très agréable de travailler avec eux. Musicalement, leur oreille et leur voix sont bonnes mais ils ont souvent des difficultés à créer car restent trop sages et disciplinés, surtout lorsqu'un éducateur surveille. Les enfants habitués à répéter ont du mal à inventer. Pour faire face à cette difficulté nous avons plusieurs fois amené le thème général de la création pour aider à la composition : les couleurs, les chiffres, les animaux...


Pour palier au problème de la langue, nous avons communiqué avec les enfants par gestes et parfois quelques dessins. La barrière de la langue s'est avérée sur le terrain moins handicapante que le fait d'avoir un interprète qui traduit de travers, ne comprenant pas où nous voulions en venir. La plupart du temps, les éducateurs, compréhensifs et compétents, observent l'animation et participent avec les enfants en nous laissant leur place. Notre plus grande difficulté est de leur faire comprendre, et par là-même aux enfants, que l'éducation et nos animations thérapeutiques sont différentes : l'éducateur impose, apprend, tandis que nous proposons, stimulons la créativité.


Nous avons généralement été bien accueillis, parfois par des spectacles, ou en recevant des cadeaux à notre départ. Par cette revalorisation de notre travail, nous avons senti que notre projet a été utile, et la musique appréciée dans les structures. Nous avons essayé de varier au maximum nos publics cibles. Les bébés abandonnés de Thaïlande nous ont particulièrement émus. Nous avons ressenti le besoin de revoir des enfants handicapés mentaux en Chine, au Vietnam et en Inde car nous aimons ce public spontané avec qui la barrière de la langue n'existe pas. Nous avons fait beaucoup moins d'enregistrement ce qui nous a permis de vivre plus intensément les animations sans besoin de résultat final. Cependant, la chanson du monde a pu être traduite en 5 langues : khmer, malais, tamoul, hindi et tibétain.


La présentation du projet en chantant la chanson du monde, montrant le globe gonflable et les photos reçoit un bon accueil de la part des enfants qui réagissent en riant à l'écoute des langues du monde. Ils ont soif d'apprendre de nouvelles choses. Créer, un acte souvent nouveau pour eux et surtout pour leurs éducateurs, leur a permis de prendre confiance en leur choix, de leur montrer que la nouveauté et la différence peuvent apporter du plaisir et peut être de faire naître des projets nouveaux dans leur tête.


On a aimé...


Florine :


- Les festins de Nems, au Vietnam :

Un plaisir d'aller à chaque repas savourer l'une des meilleures cuisines du monde.

- Câliner les bébés orphelins de Bangkok :

Les petits bouts de choux privés de mamans sourient, amusés par la musique.

- Se faire habiller en indienne par les éducatrices à l'association Mobile Crèches :

Les éducatrices prennent plaisir à m'envelopper dans un Saree, sous les applaudissements des enfants...

- Revoir mes parents en Chine puis en Inde :

Partager quelques moments de notre voyage avec eux, pour prendre un peu de recul sur ce que l'on vit.


Raphaël :


- Plonger dans un véritable aquarium naturel, au large de Koh Lanta en Thaïlande :

Une bonheur de frôler les poissons multicolores au milieu du corail dans une eau turquoise...

- Le repiquage du riz avec les enfants cambodgiens de l'orphelinat de Phnom Penh :

Les pieds dans la chaude boue des rizières, les enfants sont enchantés de partager leur travail quotidien.

- Un moment musical émouvant avec les enfants de l'association Santhosha Nanban :

Tous en cercle assis par terre, la musique nous échappe subitement... et nous emporte...

- Le repas du jour de Noël, et notre cadeau, un article sur la Ronde à la Une d'un quotidien national Malais :

Un délicieux buffet qui change des « fried rice », couronné par une surprise de taille en ouvrant le journal !


- Et tout les deux bien sûr, la demande musicale en mariage à Sihanoukville le jour des 1 an de la ronde : Un moment inoubliable et romantique dans ce petit coin perdu du Cambodge.


On aurait pu s'en passer...


Florine :


- Après 1 an sur la route, ressentir un « trop plein » :

Les kilomètres parcourus se font sentir : fatigue, raz le bol et petit coup de blues... Mais pas envie de rentrer non plus !

- L'amabilité de certains chinois, au sourire difficile :

La politesse est une question de culture... chose parfois difficile à accepter.

- Faire une pause de 10 jours pendant la Dengue de Raphaël :

A quelques kilomètres des éléphants, il nous faut attendre que la fièvre redescende pour leur rendre visite !

- La corruption indienne à la poste :

Quand chacun veut sa part de bakchich et que les prix se multiplient à la vue d'un blanc, pas évident de garder son sang froid...


Raphaël :


- Les crachats et autres raclements de gorge des Chinois :

Croiser une ravissante demoiselle en tailleur sur un trottoir de Canton, puis l'entendre un peu plus loin cracher ses boyaux...

- Se faire bloquer notre carte Visa dans un distributeur au Cambodge, au début d'un pont de 5 jours :

Une des leçons que nous retiendrons, ne jamais retirer d'argent pendant un Week-end ou un pont !

- Des directeurs de structures fermés et pas très coopérants, qui ont l'air de nous accepter pour nous faire plaisir :

Il faut parfois supporter des directeurs qui nous démotiveraient si les enfants n'étaient pas là pour nous combler.

- La crise de Tétanie de Florine, dans le nord de l'Inde :

Quand on n'a jamais vu ça et qu'on est dans un village tibétain isolé... Un peu stressant !



Un retour progressif vers des terres connues s'amorce : Moyen-orient, Europe...



Florine et Raphaël,
Jeudi 11/05/2006 à 17h00. 24°
Palmyre (Syrie).


De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
Plan du site - www.ronde-enfants.com 2004 - Création site internet : Fa7 / Charade concept - Modifie le 21/05/08
Photos, mp3 et carnets de voyage de notre voyage tour du monde en musique d'associations d'aide à l'enfance, en Afrique, Amérique, Asie et Inde.
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