Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de l'Inde – Bénarès et Agra

Du 01 au 20 Avril 2006


Le jardin de notre guesthouse... si agréable...
La cour de l'école Gangotri, à l'exterieur
Examen de dessin
...
Varaaaaaa... Varanasi, Oléé !!
Collier de fleurs et pâtisseries pour notre Gourouji
Enfin le voila....

Nuits à la fraîche


A Bénarès, la chaleur commence à monter, en quelques jours la température avoisine les 45° à l'ombre. Sans aucun doute, l'été arrive à grands pas. Nous avons de plus en plus chaud dès 9h du matin. De ce fait, nous nous levons à 6h pour pouvoir continuer nos cours de yoga sans trop transpirer, à l'ombre du temple de notre Gourouji.


A cause des coupures d'électricité incessantes, notamment au milieu de la nuit quand le ventilateur s'arrête de tourner, nous décidons de placer notre « lit » (une simple natte) sur le toit plat de la guesthouse. Nous nous y installons donc, comme beaucoup d'indiens des alentours que l'on aperçoit se lever avec le soleil, mais avec une moustiquaire, loin d'être superflue. Bien au frais, nous sommes bercés par le vent ou les aboiements des chiens, et réveillés à l'aube par les écureuils, les tribus de singes arpentant les toits en quête de nourriture et le chien de garde qui s'empresse de monter, d'aboyer et de courir après les primates pour les chasser. Un vrai spectacle chaque matin, où nous oublions presque que l'on est en pleine ville.


Examens, jours fériés et musique


Nous décidons de rester encore deux semaines, le temps de rencontrer d'autres enfants pris en charge par l'association DEVA, dans le centre Gangotri. Nous retournons donc voir Dr Tulsi pour lui faire part de notre programme. Ravi, il nous apprend que depuis notre passage, il a mis en place un atelier de musicothérapie en reexpliquant les objectifs aux éducateurs. Ainsi, ils ont fabriqué des instruments de musique et chaque enfant joue librement. Témoins du changement, nous sommes contents d'observer que les éducateurs laissent les enfants s'exprimer à leur guise, concept difficile à faire comprendre les semaines précédentes.


Lorsque nous rendons visite aux deux institutrices de la petite école Gangotri, elles sont déjà au courant de notre arrivée. Ce centre accueille une trentaine d'enfants de 5 à 12 ans, dont la plupart sont originaires de Calcutta et parlent le Bengali. Leurs parents ne trouvant pas de travail, ont décidé de quitter leur ville pour Bénarès. Les pères sont souvent Rickshaw-wallah (conducteur de taxi cyclo-pousse) et les mères, femmes de ménage.... Des petits boulots précaires, épuisants et prenants pour faire vivre une famille souvent nombreuse. Les enfants ne sont pas inscrits à l'école publique, trop chère. Le centre Gangotri les prend en charge tous les jours de 8h à 11h pour leur apporter un niveau d'éducation minimum.


Nous arrivons à la période des examens : hindi, mathématiques, anglais, dessin... Chaque jour une épreuve différente. Nous profitons de l'heure libre après les tests pour faire de la musique. Malheureusement, la semaine est encore prise par des jours fériés (très fréquents en Inde car chaque religion a les siens), cette fois-ci musulmans. Nos projets d'enregistrement s'annulent donc lorsque nous apprenons qu'il ne reste que quelques jours. De plus, les enfants étant suffisamment concentrés sur leurs examens, nous ne souhaitons pas leur imposer un travail mental supplémentaire.


Games, Games !


Néanmoins, les enfants ont bien envie de chanter. Passées la surprise et la timidité du premier jour, les quelques séances avec eux sont mélange de chants Bengali, Hindi et Français dont ils sont curieux d'entendre les sonorités. Debout devant ses camarades, chacun est très fier d'entonner un chant de sa ville d'origine. A la demande générale, nous leur apprenons également la chanson du monde en Hindi, que nous avions traduite à Bombay. C'est ensuite le chant de chaque Dieu hindou qui est repris par le groupe : « Om Nama Shiva y... », « Hare Krishna, Hare Rama... »...

Très vite, les institutrices nous laissent seuls avec les enfants et s'occupent à corriger les copies. Sentant l'autorité de côté, les enfants se détendent et se plaisent à jouer avec nous. Les jeux musicaux s'enchaînent au milieu des rires. Malgré l'incompréhension de la langue, les règles des jeux sont comprises par les gestes.


Un jour, alors que nous sommes en pleine partie de « la balle musicale », une petite fille entrevoit une truie avec ses bébés en dessous de la cour entre la décharge et l'égout à ciel ouvert... Cris.. Rires... et en quelques secondes tous les enfants sont debout en train d'admirer la scène. Leur spontanéité est agréable à voir. Très vifs, les enfants réagissent à tout ce qui se présente autour d'eux. Ce jour-là, la truie aura le dernier mot sur la musique et nous terminerons la séance autour de l'animal !


La corruption...


Après 5 semaines passées à Bénarès, nous ne pouvons nous empêcher de faire un peu de shopping, émerveillés par les couleurs de la ville du textile. Les jours passent et la chambre d'hôtel se remplit. Arrive le moment d'envoyer tout ça par colis, pas plus de 20kg.


Une bonne journée est nécessaire pour un « simple » envoi...

Nous partons patients et confiants à la poste. Première déception, notre colis dépasse la taille autorisée. Rendez-vous dans une autre poste de la ville qui elle, ne fait pas de restrictions... Allez savoir pourquoi... Comme partout en Inde, après avoir vérifié le poids et la taille, un tailleur doit recouvrir le paquet d'un tissu blanc et apposer un sceau en cire rouge aux coutures. Ce long travail se paye, bien entendu, mais nous ne sommes pas d'accord quand le couturier nous demande avec grand sourire 500 roupies, alors que cela ne vaut pas plus de 250 roupies, pour les étrangers (qui payent déjà au moins 4 fois le vrai prix indien). Les prix, jamais indiqués, sont toujours à la tête du client.

Un peu en colère, nous tentons de négocier, d'expliquer que cette manière de faire est injuste, voire même raciste... Le tailleur s'entête... Nous ne voulons pas accepter. Très vite, nous sommes entourés d'une vingtaine de curieux qui regardent la scène, mais qui ne veulent aucunement prendre partie. Si on leur demande, ils soutiendront leur compatriote.


Après plusieurs mois passés dans le pays, nous supportons de moins en moins d'être arnaqués à outrance car nous commençons à connaître les prix et les manières des indiens. Nous décidons de ne donner « que » 250 roupies, notre ami refuse de prendre les billets... Leur fierté va loin. Nous déposons les billets dans la poche de sa chemise et partons.

Un peu plus tard, après avoir payé le prix du colis à l'employé de la poste, celui-ci fait mine de réfléchir à autre chose au lieu de nous rendre la monnaie. Nous comprenons qu'il veut la garder pour lui et il faut lui demander clairement : « Please, 40 roupies change... » pour qu'il nous réponde hésitant qu'il y a une taxe douanière en plus...etc... Bien sûr, aucune taxe n'est à payer, et nous récupérons enfin notre monnaie, agacés.


Sans scrupule, chacun use d'un nouveau stratagème pour en garder un peu dans sa poche. Nous demandons systématiquement un reçu et devons vérifier les moindres informations données. 5h auront donc été nécessaires pour envoyer notre colis, non sans peine.


Au revoir Bénarès !


Quitter Bénarès pour le nord et ses montagnes devient pressant avec une température de moins en moins supportable. Un dernier au revoir au Gange et surtout à notre Gourouji, professeur de Yoga. Selon la tradition indienne, nous lui passons un collier de fleurs fraîches autour du cou et lui offrons une boîte de pâtisseries locales. Content d'avoir trouvé ce maître de qualité, intéressé uniquement par notre bien-être, nous nous promettons de revenir. Il nous répète une dernière fois ses conseils dans un anglais approximatif : « Only one request I have : you make Yoga everyday, and full power for all life ! »


Agra est notre prochaine étape. Enfin, nous allons pouvoir admirer le symbole de l'Inde touristique. Une halte d'une journée sera suffisante pour contempler le célèbre Taj Mahal. Ce mausolée à l'architecture magnifique nous surprend par son éclatante blancheur. Il faut dire qu'il est régulièrement nettoyé par une crème ayurvédique spécialement conçue pour son marbre.


Changement de parcours...


Un court passage à Delhi nous permet de régler quelques affaires. Le Népal étant en pleine révolution, nous changeons notre parcours après l'Inde. Nous envisageons différents pays avant notre rendez-vous à Istanbul en Turquie au mois de juin. Le Japon ? Trop loin... Le Pakistan et l'Iran ? Un peu risqué en ce moment... L'Égypte ? Il nous faudrait reprendre un avion pour Istanbul... La Syrie ? OK pour la Syrie : pays frontalier avec la Turquie et surtout pays d'origine de la grand-mère de Florine.


Il nous faut donc demander à Delhi le visa et acheter le billet d'avion avant de poursuivre notre chemin. La capitale nous apparaît comme une ville moderne, bien différente de la Bénarès traditionnelle. Quelques femmes portent encore le Saree ou la Kurta (tunique) mais les jeunes sont en jean et tee-shirt, le portable à la main. Nous ressentons vraiment l'ambiance de capitale, plus avant-gardiste que toutes les autres villes de l'Inde. Un de ses avantages non négligeable pour les bons français que nous sommes est la diversité de la nourriture.



En ce mois d'avril, une des régions de l'Inde agréable est le nord et ses montagnes... Nous mettons donc le cap sur les portes de l'Himalaya où nous rendrons visite aux Tibétains réfugiés vers Dharamsala (où est désormais installé le gouvernement tibétain en exil). L'ambiance mystérieuse de Bénarès est déjà derrière nous, elle nous aura envoûtée et plongée au coeur de l'âme indienne.



Florine et Raphaël,
Jeudi 20/04/2006 à 14h30. 34°
Delhi (Inde).


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