Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de l'Inde – Pondichéry

Du 02 au 22 Janvier 2006


Carrefour cahotique dans une rue de Pondichéry
La ville blanche, et l'Ashram de Sri Aurobindo
Les 'soirées Françaises' chez Alice et Vincent
L'association Santhosha Nanban, où nous intervenons
Jayalakshmi, notre école de danse et musique
Composition collective sur les animaux, en Tamoul, langue locale
Démonstration de Yoga : ils sont très souples !
Répétition des chants : attention et rigueur
Les enfants s'appliquent
Les Kolams, dessinés devant les maisons pour la fête de Pongal...
Une vache dont on a peint les cornes et décoré la tête pour Pongal

Incredible India !


Nous faisons nos premiers pas en Inde à Chennai, anciennement Madras, au petit matin après une nuit courte dans l'aéroport Malais. Les 3h30 de décalage horaire nous pèsent un peu. A peine débarqués à l'aéroport, nous sentons le changement, l'ambiance indienne. En sortant du terminal, 500 yeux curieux, sans compter le troisième oeil de chacun, nous regardent passer avec nos gros sacs à dos et notre guitare... des porteurs nous proposent leurs services. Nous prenons un taxi, une ambassador blanche au style anglais très en vogue, qui nous conduit à la gare routière d'où nous repartirons immédiatement pour Pondichéry.


Nos yeux sont grand ouverts pour voir cette Inde qu'on attendait tant. Les rickshaws (motos taxis à 3 roues) jaunes slaloment entre les ambassadors, les vaches maigres et les bus bondés sans vitres aux fenêtres joliment décorés. Les klaxons sont omniprésents. Sur le trottoir en terre battue, des femmes au charme indien, piercing dans le nez et habillées en sari coloré, portent d'énormes bassines ou des cruches sur leur tête, à leur côté des enfants pieds-nus... Un air d'Afrique avec une identité culturelle marquée. Plus loin, des « intouchables » à moitié nus taillent des pierres, leur « tente » faite d'une bâche abrite leur « cuisine » : un foyer et quelques casseroles.


Nous nous arrêterons pour manger en cours de route sur des feuilles de bananier. C'est vers 15h que nous apercevons notre destination finale non sans un certain plaisir après une trentaine d'heures de transport mêlant bateau, bus, métro, avion et taxi depuis l'île de Pulau Pangkor.


Prendre ses marques à Pondichéry...


Nous faisons le tour des guesthouses en rickshaw car toutes sont complètes. C'est dans l'une des pensions du célèbre Ashram de Sri Auribindo que nous posons nos sacs, « pour deux nuits seulement », insiste le réceptionniste. Nous commençons par bien dormir et nous aviserons du programme ensuite !


Nous nous hasardons dans les rues bien silencieuses et propres de la ville blanche. Nous apprendrons plus tard que ce côté de la ville correspond aux locaux de l'Ashram, du consulat français, d'où ce calme... De l'autre côté du canal, c'est la « vraie » ville indienne, plus vivante.
Dès le lendemain nous nous mettons en quête d'une école de musique et danse car nous voulons suivre des cours de tabla pour Raphaël et de Bharatanatyam, danse classique indienne pour Florine. Nous commençons les cours le jour-même. Nous prenons ensuite contact avec Alice, française expatriée, qui connaît notre projet et pourra nous aider à trouver une association. A peine nous présentons nous qu'elle nous invite à séjourner chez elle, autant de temps qu'on le souhaite. Le jeudi 5 janvier, nous déposons ainsi nos affaires chez Alice et Vincent.


Leur accueil chaleureux nous fait plaisir : sentant que nous avons besoin de nous poser et de déguster des mets français ils nous proposent confiture, fromage, vin, saucisson... Un rêve pour nos papilles !
Nous rencontrons rapidement leur cercle d'amis. Partager des soirées entre français nous fait un agréable drôle d'effet, peut-être en avons nous perdu l'habitude... A leur contact, la vie d'expatrié nous attire de plus en plus !


Lors d'une soirée bien installés dans des canapés, nous préparons le retour en commentant pour nos hôtes une petite projection de photos de notre voyage. Nous revoyons les photos d'Afrique et d'Amérique latine comme s'il s'agissait d'un autre voyage...


« Santhosha Nanban », Les amis du bonheur


Nous ne tardons pas à chercher une structure pour proposer nos animations. Par le biais d'internet, nous trouvons l'association « Santhosha Nanban », Les amis du bonheur, qui se situe justement à deux rues de la maison d'Alice et Vincent.
Nous nous rendons au foyer et rencontrons par chance le directeur, un belge éloquent vivant depuis 30 ans en Inde, qui n'est pas souvent là. Notre projet lui plaît, il est ouvert aux interventions extérieures du moment que l'on reste autonome. Il nous raconte beaucoup sur les enfants, la création de la structure, des mauvaises expériences avec les « volontaires voulant changer le monde », la vie en Inde et les indiens.
Cette petite association locale prenant en charge des enfants des rues ou abandonnés, a été crée il y a une dizaine d'années par ce monsieur et son épouse, indienne. Certains ont des séquelles psychologiques ou physiques du à leur histoire : déséquilibre mental léger, hyperactivité, mutisme, problème de croissance du à la malnutrition...


Aujourd'hui, l'association a deux centres pour loger les enfants entre 4 et 14 ans qui n'ont plus de famille, un pour les filles qui sont 20 environ, et un pour la trentaine de garçons. Durant la journée, ceux qui en ont les capacités vont à l'école publique. Une crèche a été créée pour les plus petits, et pour les plus grands en difficulté une école informelle pour leur permettre de s'épanouir par toutes sortes d'activités en attendant de pouvoir rejoindre l'école classique. Les enfants ont donc la chance d'apprendre le yoga, la musique, la danse, le dessin...
Le lendemain, nous établissons le programme. Par chance, les enfants allant à l'école sont en vacances pendant une semaine. Nous les verrons donc tous, tous les après-midi.


Notre planning est maintenant bien chargé entre les cours de tabla et de danse, les enfants et nos nouveaux amis. A peine le temps pour se balader dans la ville et pour prendre soin de Victor, notre ordinateur portable qui commence à être malade. Nous sommes contents de cette nouvelle vie qui commence, même si elle ne durera que 2 semaines.


Première rencontre, test de confiance et d'amitié !


Pour notre premier jour avec les enfants, l'éducateur forme un groupe de 10 enfants sur tous ceux présents. Ils semblent contents sans savoir vraiment ce qui les attend. Nous nous installons dans la petite cour intérieure, entre les toilettes et la cuisine. Très vite, les autres enfants veulent participer aussi et nous encerclent. A notre surprise, alors que nous sommes seuls avec eux et qu'ils ne parlent que le tamoul, langue locale, ils sont très attentifs à l'explication du projet et répètent d'une seule voix les noms des pays parcourus, accompagnés de cris lorsqu'ils connaissent. Ils ont l'air curieux et ont soif d'apprendre.


Nous avons fait traduire notre chanson du monde en tamoul par un éducateur, et essayons maintenant de leur faire comprendre le texte par notre prononciation hésitante. Les enfants semblent vouloir ensuite partager les chants de chez eux, ils se mettent à chanter tous ensemble. Puis c'est au tour de la danse, ils veulent nous apprendre à danser et nous montrer ce qu'ils savent faire, puis vient le yoga, chacun y met de sa position acrobatique... Comme s'ils nous disent : « Tu viens partager quelque chose avec moi alors je te montre ce que je peux partager avec toi ! » L'échange comme on en rêve ! Le test de confiance et d'amitié est réussi. Abandonnés ou rejetés par leurs parents, nous sentons que ces enfants ont besoin d'être reconnus dans ce qu'ils sont, aimés et revalorisés. Comme nous disait le directeur : « C'est un tsunami affectif qu'ils ont subi ! » Leur vitalité et leur enthousiasme face à ce qu'on leur propose nous encourage.


« Youlaga courendégalé roualengal nam »


Nous sommes chaque jour impressionnés par leur rigueur et leur attention. A peine arrivés, ils se pressent vers nous pour nous dire bonjour : « Vanakam » et nous saluer les deux mains jointes devant le visage. Puis ils nous entraînent vers la cour en chantant, font d'eux-même la ronde, ce par quoi nous commençons toujours nos animations, et attendent que l'on soit prêts. Le moindre mot prononcé par Florine est repris en choeur. Pour montrer qu'ils ont compris, ils balancent la tête à l'indienne, d'une manière difficilement descriptible.


Nous commençons une composition collective sur le thème des animaux avec les bruits accompagnant. A chaque séance, une nouvelle chanson est introduite au répertoire car ils ont déjà assimilé la précédente. Toutes sont accompagnées de gestes car ils ne comprennent que très peu l'anglais. Florine fait les gestes en disant quelques mots en anglais et ils traduisent immédiatement en tamoul. La communication est facile. La fin de la séance est consacrée au jeu sur la guitare : ils se mettent alors en file « indienne », nous évitons ainsi les bagarres, pour gratter chacun leur tour.
A chaque début, Raphaël résume le programme du jour : « Ondru » (1), Youlaga (Une ronde d'enfants) ; « Iranyu » (2), Pounai (la création), « Munru » (3), guitare... Ce à quoi ils répondent « Ok, Ok, Ok ! »


Le jour de l'enregistrement, Vincent, notre hôte, nous propose de filmer. C'est un grand événement pour les enfants comme pour nous. Le dernier jour nous montrons les photos aux enfants, curieux de voir des enfants d'autres pays. Raphaël et Vincent mettent 2 jours à faire le montage du film DVD que l'on offre juste avant de partir à l'association. Cette fin de semaine est encore plus chargée car nous décidons d'enregistrer un autre Vincent, expatrié lui aussi, au Tabla, percussion indienne, sur la chanson du monde...


« Happy Pongal ! »


Nous avons la chance d'être dans la région du Tamil Nadu pour la fête de Pongal, très célébré ici. Marquant la fin des moissons, c'est initialement une fête paysanne : les vaches sont lavées puis décorées, on cuisine du pongal, plat à base de riz et de lait, on mange de la canne à sucre alors en vente dans les rues, on invite la famille et les amis, on achète un nouveau sari et on fait un beau kolam, une sorte de mandala dessiné devant les maisons. Ce dessin coloré fait à partir de pâte de riz, de craie et de pigments est éphémère et peut être mangé par les insectes.
Nous avons la chance d'être invités avec Alice et Vincent chez leurs amis indiens. Nous mangeons un délicieux repas spécialement préparé pour nous, donc pas trop épicé. Ensuite, les filles de la maisons s'amusent à parer les 2 françaises de leurs plus beaux saris et tous les accessoires (fleur dans les cheveux, troisième oeil, colliers...) pour prendre des photos, au grand bonheur de Florine, qui se plaît habillée en indienne.


Le lendemain, nous profitons du week-end prolongé pour nous rendre à Auroville, communauté internationale imaginée par « La mère » de l'Ashram de Sri Aurobindo. Nous rencontrons un Aurovilien français vivant là depuis les débuts, il y a trente ans. Il nous explique beaucoup de choses intéressantes sur la manière de vivre de la communauté alors que nous sommes au Matrimandir : centre spirituel d'Auroville.



Au bout de deux semaines, nous n'avons quasiment rien « visité », nous ne connaissons l'Inde que par les relations avec les enfants, les français y vivant et les indiens rencontrés. Ce premier aperçu nous plaît énormément, nous avons encore beaucoup à apprendre durant les prochains mois. Nous allons donc faire un peu de tourisme avant de nous arrêter dans notre prochaine ville étape : Bombay.




Florine et Raphaël,
Dimanche 22/01/2006 à 13h35. 28°
Mamallapuram (Inde).


De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
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