Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de la Thaïlande – Nord et îles

Du 15 Novembre au 08 Décembre 2005


Les lanternes enflammées le jour de la fête de Loy Krathong
Raphaël couché pendant 10 jours, par la dengue
Une femme de l'ethnie Padong, ou femme girafe
Un petit tour d'éléphant dans la forêt
Les plages de Koh Lanta
Petit déjeuner les pieds dans le sable
Coucher de soleil sur Koh Lanta...
Paysages et fonds sous-marins de rêves...
C'est le jour de la fête de Loy Krathong que nous arrivons à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande. Nous admirons les lanternes enflammées s'envoler dans le ciel. Comme tous les habitants, nous déposons sur le fleuve notre Krathong, petite embarcation faite de bambou, orchidées, bougie et encens, en faisant un voeu.


La maladie qui fait dormir et boire...


Après la nuit passée dans le bus entre Bangkok et Chiang Mai, nous arrivons un peu fatigués sans avoir vraiment bien dormi. Quelques heures plus tard, Raphaël est toujours autant fatigué et il a de la fièvre. Florine commence doucement à s'inquiéter et fait l'infirmière en prenant régulièrement la température : 37, 38,5, 39... Voyant que cette dernière ne va pas en s'améliorant, nous décidons d'aller consulter un médecin à l'hôpital. Moins compétent que celui entrevu à Bangkok, celui-ci ne sait pas identifier la cause et donne quelques antibiotiques.


Chaque jour, en plus de la fatigue et de la fièvre qui va et vient, de nouveaux symptômes apparaissent : nausées, boutons... Cette drôle de maladie ne s'arrange pas vraiment avec le temps. Raphaël ne mange pas ou très peu, et dort... Florine l'infirmière regarde les jours passés et descend manger seule. Lors d'un de ces repas, elle rencontre une voyageuse française expérimentée en Asie du Sud-Est qui nous dit : « D'après les symptômes, ce ne peut être que la Dengue : maladie tropicale transmise par un moustique, le jour. » Après quelques recherches sur internet nous en avons le coeur net : tous les symptômes correspondent. Ça rassure un peu de mettre un nom sur cette maladie, apparemment ignorée par le médecin consulté ! Nous sommes un peu moins soulagés quand nous apprenons que la maladie dure entre 5 et 10 jours suivis d'une convalescence de plusieurs semaines. Rien d'autre à faire contre ce virus si ce n'est boire et se reposer. Soit...


Nous prenons notre mal en patience et Florine fait le ravitaillement en eau. Nous commençons à bien connaître le petit quartier et les commerçants demandent des nouvelles du grand malade...

Curieuse idée que de se faire piquer par un moustique contaminé à Bangkok, après avoir passé des semaines dans les rizières du Cambodge ou au bord de lacs stagnants en Afrique !


Chiang Mai, les femmes girafes et les éléphants


Au bout de 10 jours, comme prévu, notre malade peut enfin marcher 200m sans avoir à s'allonger. Ce contretemps nous oblige à prolonger d'une semaine notre visa qui arrive à échéance.

Ne connaissant quasiment rien de Chiang Mai, si ce n'est notre petit quartier, nous restons 3 jours de plus. Nous faisons une excursion dans les villages montagnards alentours pour rencontrer les ethnies : Padong (ou « Femmes girafes » en référence aux multiples anneaux qu'elles portent autour du cou), Karen (venus de Birmanie), Akha (venus du Laos ou du Sud de la Chine), Lisu (d'origine Sino-tibétaine). Le jour suivant, nous faisons une balade à dos d'éléphant à travers la jungle, une descente de rivière en radeau de bambou (spécialité locale), et visitons une serre à orchidées (fleur nationale).


Raphaël se portant maintenant bien mieux, nous nous dirigeons doucement vers la Malaisie et décidons de faire un arrêt dans une des îles paradisiaques pour une meilleure convalescence. Les informations des derniers jours ont annoncées des inondations et autres perturbations liées : coupures d'électricité, aéroports coupés... dans les îles à l'Est du pays. Nous choisissons donc l'île de Koh Lanta (nom célèbre en France pour le jeu télévisé qui porte le même nom, et qui se déroulait tout prêt). Depuis Chiang Mai, deux nuits de bus sont nécessaires avec une journée d'attente à Bangkok. Nous prenons la route et profitons de la halte dans la capitale pour se relaxer par un délicieux massage thaïlandais aux herbes.


Une convalescence comme on en rêve...


Un bateau nous amène depuis la ville de Krabi jusqu'à Koh Lanta (Koh = île en Thaï). Il s'agit d'un archipel de 15 îles dont une bonne partie est classée Parc national. Du côté de la mer d'Andaman, on trouve des fonds marins parmi les plus beaux du monde et du sable fin, tandis que du côté terre, la forêt est partout, il n'y a pas de plage, de bungalows ou d'hôtels.

Contrairement à ce que l'on s'imaginait, l'île est encore très sauvage et il y a peu de monde par rapport aux autres îles Thaïlandaises. La saison des pluies est finie mais il pleut encore un peu chaque jour et l'atmosphère en est rafraîchi. Les chemins de terre qui parcourent l'île sont donc parfois impraticables. Nous nous installons dans un bungalow tout confort sur la plage pour apprécier ces « vacances » comme on en rêvait ! Le restaurant est juste à côté et tout le complexe est bien récent. Après le tsunami de l'année passée, beaucoup d'hébergements pour touristes ont été reconstruits car en partie saccagés.


Nos journées sont rythmées par des baignades, des siestes sur la plage, des moments de lectures. Chaque jour, nous marchons quelques heures le long de la côte pour découvrir une nouvelle plage.

Nous louons une mobylette pour explorer l'île d'Ouest en Est. Nous découvrons un certain nombre de plantations de caoutchouc, des villages de pêcheurs paisibles, des plages sauvages à l'eau limpide.


Le lendemain, nous sortons en mer, près des îles de Koh Ha. En bon poisson, Raphaël va faire de la plongée sous marine, pendant que Florine observera les fonds depuis la surface avec masque et tuba. Nager au milieu des poissons multicolores qui se faufilent entre les coraux dans cette eau transparente est un excellent moment. La visibilité est très bonne et le temps à donner des coups de soleil, ce dont Florine ne se prive pas. Nous avons l'impression de rentrer dans un aquarium...


Cette semaine dans la nature, sans internet, une halte dans notre projet, a vraiment été apaisante pour nous deux. Pleins d'énergie, nous passons la frontière et arrivons à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, où nous nous rendons en lieu et place du Myanmar (Birmanie).


Nous aurions souhaité rencontrer d'autres enfants dans le nord de la Thaïlande mais la maladie en a voulu autrement. Ce repos a finalement été très bénéfique et même indispensable. Nous sommes heureux de partir à la découverte de la Malaisie et de ses habitants aux différentes origines.



Florine et Raphaël,

Jeudi 08/12/2005 à 15h00. 32°

Kuala Lumpur (Malaisie).


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