Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route du Cambodge – Sihanoukville

Du 16 au 31 Octobre 2005


Sihanoukville et ses plages de sable fin
L'association M'Lop Tapang
La création sur les couleurs
L'entrain et la bonne humeur sont là et font plaisir
Un sourire qui est notre récompense
Chanter au Cambodge avec des enfants français
Angkor Wat au coucher du soleil
Nos histoires de banque réglées et une nouvelle carte Visa en poche, nous partons pour Sihanoukville, sur la côte, dans le Golfe du Siam, où l'association « M'Lop Tapang » nous attend.

Dès notre arrivée, nous choisissons une guesthouse (auberge) à 2 minutes de la plage. Très calme à cette saison, nous avons l'impression d'être sur une île déserte. Malgré encore quelques grosses averses dans la journée, c'est la fin de la période de mousson, et nous pouvons tout de même profiter de l'eau claire et du sable fin pendant notre court temps libre.


M'Lop Tapang : « la protection de l'arbre parapluie »


Le lendemain de notre arrivée, nous rencontrons la jeune association locale M'Lop Tapang. Une anglaise, Maggie, a crée il y a 4 ans cette association, pour venir en aide aux enfants des rues de Sihanoukville âgés de 7 à 16 ans.

Beaucoup de familles aux revenus peu élevés demandent à leurs enfants de vendre des petits objets sur la plage (celle-là même où on loge) pour les touristes. Certains, éloignés de leur famille, commencent par ne pas rentrer un soir à la maison, et sont tentés par la drogue, puis ils finissent par ne plus rentrer du tout chez eux par honte ou peur d'être battus. Environ 250 enfants sont épaulés de différentes manières par une ou plusieurs des quatre branches de l'arbre M'Lop : Une équipe de rue pour sensibiliser les enfants au sida et à la drogue, et prendre un premier contact pour les amener progressivement au centre de jour pour enfin regagner les familles ; un centre de désintoxication ; un foyer pour un petit nombre prêt à se réinsérer ; un centre de jour dont la mission est plus éducative, dans le but de retourner à l'école. C'est dans ce dernier que nous interviendrons. Les enfants qui sont accueillis vivent dans la rue, entièrement ou partiellement, avec ou sans leur famille.


Le jeune coordinateur cambodgien Sarim comprend bien notre projet et y est très ouvert. Une nouvelle fois, c'est avec les autres membres du personnel éducatif que nous rencontrons des difficultés pour faire saisir notre objectif. Il nous présente à un homme âgé, ancien professeur de philosophie qui parle un peu le français : il sera notre interprète.


Faire comprendre ce que l'on veut...


Le premier jour de l'animation, il faut constituer le groupe. Alors que nous avons expliqué que nos ateliers s'adressent à de jeunes enfants, le monsieur commence à trier parmi les 30 enfants présents pour choisir une dizaine de plus grands. Tous contents les enfants se mettent en rang pendant que les autres les regardent d'un air jaloux.


Nous expliquons donc une deuxième fois que nous voulons travailler avec des enfants d'environ 10 ans, ce à quoi il nous répond : « Mais eux ne savent pas faire la musique ! », ce à quoi nous rétorquons : « C'est justement avec ceux qui ne savent pas que l'on souhaite intervenir ! ». Surpris et un peu sceptique, il se met donc à faire un 2ème tri : les grands s'écartent et les petits crient en s'agitant vers le monsieur : « Moi, moi ! » pendant qu'il les choisit, alors qu'ils ne savent pas ce qu'ils vous faire avec nous. Enfin, le groupe est fait. Nous sentons bien qu'il a choisi les enfants parmi les plus dociles, il y a beaucoup de filles... Ne voulant pas pousser son incompréhension en lui demander de prendre les plus difficiles, nous nous résignons. Le monsieur nous propose de travailler sur la scène dans la cour. Avec tous les autres enfants autour, il est impossible pour nous de faire de la libre expression... Nous nous dirigeons donc vers une salle de classe vide et nous asseyons en cercle par terre. Quelques enfants « non choisis » nous observent à la porte et aux fenêtres, participant discrètement à leur manière.

Nous sommes peut être de plus en plus exigeants dans la mise en place de nos animations mais de bonnes conditions nous semblent essentielles pour un travail plus constructif avec les enfants.


Pour être plus proche


Comprenant rapidement que notre traducteur ne comprend pas si bien français que cela, nous essayons de parler aux enfants directement par gestes.

Nous choisissons le thème des couleurs pour leur création et leur présentons des carrés de couleurs. Ainsi, la traduction ne sera pas essentielle car nous pouvons communiquer avec les enfants et nous faire comprendre par le visuel. Et ça marche !

Autre élément « perturbateur » pour nos animations, une institutrice expérimentée, que malheureusement nous ne comprenons pas, reste derrière les enfants et intervient quand ça lui chante. Nous ne sommes pas contre sa présence, mais quand, sur un jeu de mémoire où un enfant doit se rappeler des sons faits précédemment par ses autres camarades, elle lui souffle toutes les réponses avant même que l'enfant puisse réfléchir, cela nous agace un peu. Nous avons beau lui dire de se taire, d'abord un peu gênés puis un peu sèchement, cela semble impossible pour elle qui semble vouloir nous montrer des enfants appliqués, sages et parfaits.

Deux jours plus tard, notre interprète ne vient plus et l'institutrice est remplacée par une plus jeune comprenant l'anglais et beaucoup plus ouverte à la libre expression.


Les animations suivantes se passent très bien. Tous chantent très fort et participent aux jeux proposés avec entrain et bonne humeur, ce qui fait plaisir.

Les enfants semblent contents de notre venue car dès que nous arrivons au portail, ils nous disent tous en choeur : « Hellooooo ! », nous prennent par la main en chantant pour nous amener vers la salle, un garçon prenant la guitare sur le dos. A notre départ, ils nous saluent les mains jointes devant le visage et disent merci. Des enfants respectueux et sages que nous avons du mal à imaginer dans la rue, tellement ils sont adorables.

Nous sommes contents de pouvoir les comprendre sans traducteur ce qui est bien mieux car nous conservons la dynamique du moment et leur spontanéité dans l'échange. Nous bredouillons quelques mots en khmers et essayons d'ignorer les manières de l'institutrice, tout en la remerciant à chaque fois de sa présence.

La chanson qu'ils créent, mélodie et paroles, est retenue par eux seuls et nous ne comprendrons les détails des paroles que le dernier jour, grâce au coordinateur.


Les enfants expatriés


Lors d'un de nos passages dans un cyber-café, nous rencontrons Claude, institutrice à la retraite qui tente de monter une école pour les enfants français de la ville. Il y a une école française seulement dans la capitale alors les enfants doivent suivre des cours par correspondance, ce qui s'avère difficile. En regroupant 9 enfants expatriés, elle s'est aperçue que beaucoup sont déscolarisés, ayant essayé l'école khmère ou anglaise, sans succès. Ces enfants ont donc de grosses difficultés scolaires. Elle nous demande d'intervenir car pour elle les chansons françaises sont une bonne manière d'apprendre en s'amusant. Nous refusons tout d'abord car ces enfants ne sont défavorisés : ils sont aimés, ne manquent de rien, et notre objectif n'est pas éducatif. Finalement nous acceptons de venir une fois pour chanter avec eux des chants traditionnels français grâce au livre fabriqué par l'école française qui nous suit depuis l'an dernier.

Après la première séance, Claude souhaite que l'on compose une chanson avec eux... Lorsque nous revenons le lendemain les paroles sont déjà écrites : « En faisant le tour du monde ». Nous les aidons à créer la mélodie et revenons le lendemain pour enregistrer.


Education ou thérapie ?


Nous sommes contents d'avoir pu rencontrer des français expatriés pour découvrir cet autre mode de vie et aussi de retrouver des enfants français. Nous sommes un peu déboussolés de voir des enfants sans problèmes graves et 'occidentaux'. Nous avons tellement l'habitude de voir des enfants qui souffrent que nous en avions oublié les enfants normaux, insouciants. Il est pratique de parler à des enfants qui comprennent tout ce qu'on dit et intéressant de voir comment se déroule notre projet avec des enfants à qui on peut expliquer directement notre démarche.

Autre point très important pour nous, nous comprenons que nous avons bien fait la part des choses entre l'éducatif et la thérapie dans notre projet, ce qui était l'une de nos appréhensions. Nous pouvons maintenant affirmer que notre objectif est thérapeutique ! Une institutrice impose un savoir, enseigne une vérité, alors que nous proposons de créer une chanson, stimulons le potentiel créatif de l'enfant.


Pendant le week-end, l'institutrice nous invite faire un tour en bateau voir les belles îles environnantes. Nous fêtons la fin de la première année sur la route de la Ronde dans un restaurant Français. Après un très bon repas accompagné de pastis et menthe à l'eau, des plaisirs retrouvés, le propriétaire nous fait souffler la bougie.


Durant cette semaine passée à Sihanoukville nous avons rencontré beaucoup de monde. De travailler simultanément avec les enfants des rues et des enfants expatriés a été source de réflexion et fut très enrichissant pour nous.


Angkor Wat


Après une dernière baignade, c'est vers Siem Reap que nous partons, pour visiter le fameux site d'Angkor sur la route vers la Thaïlande.

Une fois les « bilans des 1 an » pour nos sponsors et partenaires rédigés et envoyés, nous nous rendons en Tuk-tuk sur le site d'Angkor. En une journée, nous pouvons apprécier les monuments les plus beaux, notamment Angkor Thom et le Bayon avec ses énormes visages taillés dans la pierre et ses temples pyramides, Ta Phrom où la végétation mange doucement les constructions humaines, et enfin le célèbre Angkor Wat, symbole du pays.


Découvrir ces merveilles au milieu de la forêt nous permet d'avoir une vision globale de ce magnifique pays. Cette rizière géante, paisible après un passé proche si destructeur, aux paysages magnifiques, aux sculptures mystérieuses et aux enfants si attachants nous donne envie de rester. Mais il faut continuer, notre visa va expirer.


En route donc pour Bangkok et la Thaïlande, par d'abord une piste cabossée pendant 8 heures jusqu'à la frontière, et enfin 4 heures de minibus pour entrer dans cette mégalopole.




Florine et Raphaël,
Mardi 01/11/2005 à 18h02. 31°
Bangkok (Thaïlande).


De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
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