Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route du Vietnam – Hanoï

Du 02 au 16 Septembre 2005


Fête nationale, le jour de notre arrivee !
Melange de tradition et de modernite
L'entree de l'ecole au bout d'une petite rue
Le jeu des vocalises accompagnees de gestes
Cherchons le theme de la chanson ensemble !
...'40 petites voix qui chantent en gesticulant ! '
On se dechausse pour entrer dans la salle de classe
Repas de fête : Nems cuisines par la directrice !
Les rochers de la Baie d'Along

Sous le charme d'Hanoï...


Par un heureux hasard, nous arrivons à Hanoï, capitale du Vietnam, le 2 septembre. Ce jour est important car à cette même date en 1945, Ho Chi Minh proclamait l'indépendance du pays avant la guerre d'Indochine. Nous assistons donc à un magnifique feu d'artifice tiré au dessus du lac Hoan Kiem, au centre de la vieille ville. Entourés des habitants, nous découvrons un pays chaleureux et un peuple souriant. Nous nous mettons illico en recherche d'une structure où intervenir, mais il nous faudra attendre le lundi suivant à cause des festivités. Ce premier week-end au Vietnam sera l'occasion de visiter la capitale : spectacle de marionnettes aquatiques, rues commerçantes animées le soir comme la journée, temples, pagodes et parc... Violaine, notre amie chinoise profite de ses vacances en partant visiter le pays. Nous ne la verrons qu'occasionnellement, entre deux visites.


Après la Chine, nous sommes heureux de rencontrer des personnes comprenant l'anglais et parfois même le français, de pouvoir lire les écriteaux en vietnamien mais aussi de retrouver le goût du pain au chocolat et de la baguette... vestiges plutôt agréables du colonialisme français. Nous quittons volontiers les buildings immenses de Shànghai pour des maisons ou petits immeubles n'excédant pas les 5 étages.


La capitale est pleine de charmes, les vélos et surtout les motos sont bien plus nombreux que les voitures, que l'on peut compter sur les doigts de la main dans le centre . Le klaxon, très utilisé (voire trop utilisé pour nous, apparemment moins tolérants au bruit ambiant) est la pièce la plus importante des véhicules. Les trottoirs servent de parking, de coiffeurs ou barbiers, d'ateliers de réparation de roues, de petits restaurants locaux où on s'asseoit sur des tabourets de 30cm de haut et où on déguste des petits plats typiques... Nous avons vite abandonné ce type de restaurant car Raphaël, bien plus grand (« lourd ? Non... ») que la majorité de la population, n'a pas tardé à casser un tabouret ! De plus, au ras du sol, nous sommes près et même parfois dans les caniveaux remplis d'eaux usées... Les odeurs ne sont pas toujours appétissantes.


Une école... Une fois n'est pas coutume !


Dès le lundi, nous nous rendons à l'ambassade de France pour demander la liste des centres pour enfants de la ville... Repartant sans réelle possibilité d'intervenir rapidement, nous repensons à une française amoureuse du Vietnam rencontrée au Mali, qui nous donne un contact sur place.


Le jour-même, nous rencontrons une gentille vietnamienne d'une quarantaine d'années parlant un bon français : Jade. Elle nous explique que sa soeur, Loan, a ouvert une école privée pour enfants handicapés, car ces derniers ne sont pas pris en charge dans le pays et restent à la maison. Sans soutien de l'état, Loan a instauré après quelques années deux classes de maternelles pour pouvoir continuer son action. Fidèles à notre projet initial, nous sommes d'abord rétissants à intervenir dans une école car celle-ci ne favorise pas l'expression libre de chacun, préférant naturellement l'apprentissage, et nous ne pouvons travailler avec 30 enfants simultanément. S'agissant ici d'enfants handicapés et l'école n'ayant jamais eu d'intervenants extérieurs, nous décidons d'aller voir ce que l'on peut apporter à cette structure.
Le lendemain, la directrice nous accueille et nous visitons l'école "Truong Vo Thi Sau". Elle est enchantée de nous voir car les étrangers ne viennent jamais ici. Lorsque nous mettons le programme en place, elle nous demande de faire de la musique pour toutes les classes ensemble. Nous répondons en précisant notre objectif et pourquoi nous ne souhaitons intervenir qu'auprès des enfants handicapés. Nous nous rendons alors dans la classe des enfants handicapés pour nous présenter. Jade fait l'interprète.


Tous les matins pendant 10 jours, nous allons donc voir les enfants de cette école, située au bout d'une petite rue du quartier Ba Dinh, à l'ouest de la ville. Une moto-taxi (à 3 sur la moto, avec la guitare et un sac...) vient nous chercher tous les jours à notre hôtel, pour nous y accompagner et nous reconduit quand l'intervention est terminée, pour 2€.


Un potentiel de création...


Les enfants ne sont pour la majorité que légèrement atteints, et malgré leur maladie, ils arrivent à lire, écrire et chanter. Certains ont des maladies héréditaires suite aux agents oranges utilisés par les américains pendant la guerre, d'autres sont malades à cause d'une fièvre mal soignée, et d'autres encore ont des handicaps plus courant chez nous, comme la trisomie 21. Les 14 élèves de la classe sont âgés de 6 à 17 ans, et sont donc bien plus vieux que les enfants du rez-de-chaussé, eux en classes maternelles.


Avant de commencer notre animation, nous changeons les sièges de place car nous ne voulons pas que les enfants nous associent trop à l'apprentissage de l'école en chantant depuis leur place derrière un bureau. Tous les enfants s'asseoient alors sur de petits tabourets, en cercle devant le tableau. Le premier jeu d'approche consiste à faire des vocalises accompagnées de gestes pour que les enfants s'expriment en toute liberté et que nous puissions apprécier leurs capacités vocales. Après avoir traduit notre « chanson du monde » en vietnamien, nous essayons de la faire chanter... Trop compliquée pour ces enfants, nous passons rapidement à autre chose. Nous expliquons à Jade que nous allons faire une création. Avant même de traduire à l'enseignante, elle nous répond que ça n'est pas possible car ici, ils ne sont pas habitués à faire cela et qu'ils ne savent pas faire, même avec des enfants normaux ce serait le même problème. Nous lui disons que tout enfant (et toute personne en général) a en lui un potentiel de création et que nous allons essayer. Nous demandons tout d'abord aux enfants ce qu'ils aiment faire. Après avoir entendu quelques mouches voler pendant la réflexion, un enfant dit doucement « me promener ». Le thème est lancé, chacun explique la façon de se promener qu'il préfère : dans la rue, en mangeant des glaces... La création est bien avancée !
Le lendemain, nous arrivons avec ces mêmes paroles et une mélodie facile à mémoriser (il est difficile de composer la musique avec eux) que les enfants chantent à tue-tête !


De plus en plus nombreux à chanter...


La directrice vient observer ce que nous faisons et veut à tout prix que les enfants des autres classes participent, pour profiter de notre animation. Mais comme elle sait que nous ne voulons pas faire une animation avec 40 enfants d'un seul coup (ce qui ne relève plus de la thérapie), elle nous dit que les petits ont besoin de voir que les enfants handicapés peuvent chanter pour apprendre la tolérance et qu'ils resteront sages...
Nous nous retrouvons dans une classe avec tous les enfants et les institutrices autour de nous à nous observer. Les petits de 4 ans ne peuvent, bien entendu, pas observer sans rien faire, ce qui est tout à fait normal, et dès que l'animation commence avec les jeux de vocalises, ce sont les 40 petites voix qui chantent en gesticulant !
Nous passons donc la suite des animations à faire chanter toute l'école en restant concentré sur les enfants handicapés. L'institutrice spécialisée qui était observatrice au départ, nous parle de plus en plus et s'implique dans l'animation, à notre grand plaisir. Elle suit notre dynamisme et les enfants sont de ce fait plus actifs.


Nous sommes agréablement surpris par l'implication de tous les adultes encadrants. Dès que nous arrivons, les classes sont regroupées, les bureaux enlevés... Et une fois que tout le monde a quitté ses claquettes (on se déchausse pour entrer dans la salle de classe) et s'est installé, ils attendent que nous commencions à chanter. Les enfant rient beaucoup de ces jeux nouveaux et quand ils nous aperçoivent à la fenêtre, ils viennent à notre rencontre en criant « Bon-joua », « He-llo » et « Xin hào » !


Nous décidons de faire participer tout le monde à l'enregistrement : Les enfants handicapés chanteront leur création et, avec les maternelles, ils enregistreront les chants traditionnels. Une institutrice sait jouer quelques notes au piano, une bonne idée pour les inciter à continuer. Nous sommes étonnés d'entendre tous les enfants chanter avec entrain dès que celle-ci commence à jouer sur le petit clavier de l'école.


Ravis de cette étape !


Le dernier jour, la directrice sous les conseils de sa soeur Jade qui sait que nous les apprécions, nous cuisine des nems qu'elle prépare elle-même durant toute la matinée. Pendant que nous regardons les photos puis écoutons le CD avec les enfants, toutes les institutrices préparent le repas de fête.
Nous dégustons le repas alors qu'il n'est que 10h30 du matin, heure du déjeuner ici. Et le moment des au revoir est arrivé. Certains enfants font déjà la sieste et nous échangeons les remerciements avec la directrice. Nous lui remettons le CD des enfants, et elle nous offre des cadeaux de la part de tous les enfants... Nous sommes émus et contents de voir que les adultes se sont réellement impliqués dans notre projet. Cela fait vraiment plaisir.


Pendant le Week-end, nous prenons le temps de nous relaxer dans la célèbre Baie d'Along, à 4h de route d'Hanoï, loin de ses klaxons. Nous y rencontrons de nombreux touristes étrangers : Anglais, Australiens, Danois, Français,... et pouvons pratiquer notre anglais encore perfectible entre deux baignades !



Ces premières semaines au Vietnam nous ont beaucoup plu. Retrouver des villes de taille raisonnable et un petit centre historique, après notre passage en Chine, nous fait du bien. Ceux qui affirment que la cuisine Vietnamienne est l'une des meilleures du monde et pour pas cher qui plus est, ne se trompent pas !
Nous partons maintenant dans le sud pour se rapprocher doucement du Cambodge, prochain pays. Le trajet semble long mais plein de merveilles...



Florine et Raphaël,
Samedi 17/09/2005 à 15h00. 29°
Hoi An (Vietnam).


De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
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