Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de Chine – Shànghai et Canton

Du 20 Août au 02 Septembre 2005


Dans le train en 'couché mou', bien installée pour 30h...
Canton et ses buildings
L'hopital est flambant neuf !
Violaine et Florine enregistrent des traductions franco-chinoises pour l'école en France
'...Tourne, tourne, joli moulin...'
Concentration et un peu de timidité...
Anniversaire d'un des enfants du centre
Le train traverse les rizières
Nous nous retrouvons à nouveau seuls après ces deux mois passés en compagnie de membres de notre famille. Lors de notre premier week-end seuls à Shànghai, nous nous reposons un peu avant de reprendre nos marques de globe-trotteurs. Dès le lendemain, nous envisageons de chercher une association car nous mourons d'envie de retrouver des enfants.


Chercher une aiguille dans une botte de foin...


Par un drôle de hasard, un français expatrié, rencontré lors de nos visites, nous donne les mêmes adresses d'associations européennes implantées à Shànghai que nous ont fait parvenir par email des connaissances. C'est donc confiants que nous téléphonons dès le lundi 22 août, à ces fameuses associations dont nous avons également consulté le site internet. Il s'avère curieusement que tous les numéros indiqués sont inexistants ou ont changé, et que nos emails restent sans réponse. Ce silence nous décourage un peu, les pistes semblant converger.


Le lendemain, nous décidons donc de nous renseigner pour aller à Canton (Guangzhou), célèbre en France pour le fameux « Riz cantonnais ». Le visa vietnamien est à prendre dans cette ville car il n'existe pas de consulat du Vietnam à Shànghai. Après recherche sur internet, nous apprenons que celui-ci s'obtient en quatre jours environ. Nous devons donc nous y rendre au plus vite car c'est notre visa chinois qui ne sera plus valable si l'on s'attarde trop.
Nous sautons donc dans le premier train pour Canton. C'est en première classe que nous décidons cette fois de passer nos 30h. Pour une longue distance, la propreté des lieux et la climatisation ne sont pas du luxe. Pendant le trajet, nous admirons de beaux paysages faits de montagnes et apercevons pour la première fois des rizières.


Canton


Dès notre arrivée, nous allons au consulat vietnamien pour y déposer notre passeport. Une fois de plus, le visa est beaucoup moins cher que si nous l'avions pris depuis la France, et même s'il faut attendre un peu, ce coût n'est pas négligeable. Nous nous installons sur l'île de Shamian Dao, quartier touristique mais très agréable dans l'agitation de Canton, qui est tout de même une énorme ville. Ayant refait le plein de motivation, nous réessayons de trouver une association. Nous devons attendre, nous ne pouvons pas attendre sans rien faire.


C'est vers le consulat français que nous nous dirigeons, pensant que les gens nous comprendrons et nous aiguillerons. Malheureusement pour nous, celui-ci est à moitié fermé pour cause de travaux. Nous allons donc à l'alliance française. Il ne faut pas oublier que pour se rendre dans chacun de ses lieux, nous mettons beaucoup de temps car il est toujours très difficile de se repérer dans une grande ville chinoise où nous ne comprenons pas le nom des rues, qui changent souvent. Nous arrivons à l'alliance française où une charmante chinoise parlant français nous répond.


Enfin sur la piste !


Nous lui expliquons notre projet en lui faisant part de notre désespoir. Non sans un certain culot, nous lui demandons si un étudiant chinois apprenant le français ne serait pas intéressé pour faire la traduction et ainsi nous pourrions travailler dans une association locale. Elle nous répond qu'elle ne connaît pas d'associations mais qu'elle a une amie parlant français, qui en connaît beaucoup. Elle ne tarde pas à lui téléphoner.


Au bout de quelques instants, nous obtenons un rendez-vous pour le lendemain dans le même lieu avec cette jeune femme prénommée Violaine en français, Cherry Zhou en anglais ou Bi Rué en chinois.
Tout contents, nous retrouvons l'alliance française le lendemain et réexpliquons brièvement notre projet à Violaine qui nous dit avoir pris rendez-vous dans un centre pour nous y amener le jour même.


Le centre Fuyou


Le centre Fuyou, situé dans un hôpital, propose de la rééducation pour des enfants atteints de paralysie cérébrale. Le bâtiment est flambant neuf, construit à la manière de ces buildings en verre. Le service où nous nous rendons est très bien équipé : structures pour travailler, décorations... Bref, c'est le grand luxe à côté des associations Africaines. Il y a même un professeur de musique et beaucoup de personnel formé. Le directeur est très content de nous accueillir. Nous avons l'impression qu'ils n'ont pas besoin de nous mais nous acceptons de revenir pour échanger sur nos manières de faire. Ce centre est fermé le week-end, nous ne pourrons intervenir que deux jours.


Une fois ce lieu quitté, nous expliquons à Violaine que nous cherchons un lieu précaire, où notre présence serait plus utile. Elle nous dit qu'il y a un autre hôpital mais à l'extérieur de la ville. Elle connaît également un orphelinat mais après leur avoir téléphoné, ces derniers disent ne pas vouloir recevoir d'étrangers... Nous avons la vague impression que l'on veut nous cacher la réalité des choses en ne nous montrant que des lieux chics. Nous avons trouvé un lieu d'intervention avec des enfants, c'est déjà ça !
Néanmoins, nous venons de faire une belle rencontre : nous nous entendons à merveille avec Violaine qui pratique la médecine traditionnelle chinoise, ce qui explique qu'elle connaisse beaucoup de centres de soins.


Elle est enchantée par notre projet. Elle nous invite rapidement à loger chez elle, et nous apprend beaucoup. Nous pouvons enfin poser toutes les questions restées dans nos têtes sur ce curieux pays, encore fermé à l'extérieur. Elle est décidée à venir faire la traduction lors de nos animations au centre... et ... veut même nous accompagner au Vietnam pendant quelques temps !


La musique en chinois !


Quand nous arrivons au centre, après avoir enlevé nos chaussures, nous allons dans la salle de musique, où il y a un piano ! Les enfants sont installés en face de nous. Ils sont au nombre de neuf, mais il y a autour d'eux une quinzaine d'adultes. Certains aident les enfants à se tenir et à faire les gestes mais beaucoup sont là par curiosité : ils sont venus assister au spectacle !


Violaine nous présente. D'abord, nous écoutons une chanson sur les parties du corps qu'ils interprètent avec le piano. C'est surtout les adultes qui chantent car les enfants n'ont pas tous cette capacité mais ils font les gestes et sourient beaucoup. Vient ensuite notre tour d'animer. Nous avons préparé la chanson : 'Tapent, tapent petites mains' que nous avons traduit en chinois avec notre amie. Nous leur apprenons cette chanson et les adultes qui sont venus regarder chantent enthousiasmes avec nous et rigolent beaucoup de notre accent. Nous interprétons ensuite notre chanson du monde que Violaine explique en chinois, mais nous ne l'apprenons pas car elle nous parait trop compliquée pour ces enfants.
Nous terminons la séance en faisant jouer de la guitare aux enfants, ce qui n'est pas facile car beaucoup d'entre eux ne maîtrisent pas leurs gestes. A la fin, tout le monde applaudit et dit merci. Nous sommes très contents de cette intervention. Ces enfants, malgré leurs difficultés donnent beaucoup d'eux même.


Le lendemain, nous arrivons dans le centre alors que c'est l'anniversaire d'un enfant. Nous lui chantons joyeux anniversaire en anglais, français et chinois puis partageons le gâteau à ses côtés. Nous chantons ensuite en chinois, avec tous les enfants (au nombre de 20) : 'J'ai un gros nez rouge...' à l'aide d'un clown que Florine a dessiné pour mieux comprendre.
Nous quittons déjà ces enfants car nous devons partir pour le Vietnam. Chanter en chinois a été possible grâce à l'aide précieuse de Violaine notre traductrice. Nous écrivons pour la professeur de musique les partitions pour qu'elle les chante encore, et donnons le dessin du gros clown qu'elle affiche dans la salle.


Nous sommes contents d'avoir pu rencontrer des enfants et cela a été très intéressant de voir les réactions, très différentes des autres pays, des adultes face à nous. D'ordinaire, on nous laisse seuls avec les enfants, alors qu'ici tout le monde voulait au contraire assister à l'attraction. Ils nous dévisageaient et observaient nos moindres gestes. Les enfants quant à eux, étaient semblables aux autres pays.



Nous quittons donc la Chine avec Violaine, qui a réussi à déplacer ses rendez-vous et à prendre son visa en urgence.... Pour rejoindre Hanoï, nous prenons successivement un train, un bus, une moto-taxi et un autre bus... Un nouveau voyage de 24h pendant lequel Violaine et ses traductions nous ont encore une fois bien aidé, au poste de frontière au milieu de la montagne.



Florine et Raphaël,
Samedi 03/09/2005 à 11h00. 31°
Hanoï (Vietnam).


De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
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