Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de l'Equateur - Le pays...

Du 22 Juillet au 02 Août 2005



Grand départ pour les vacances, en famille


Soirée brochettes au feu de bois sur la plage



Indiana Jones, notre guide amazonien











Les baleines du pacifique nous offrent un superbe spectacle !


Ben donne à manger aux poissons...













Le marché coloré d'Otavalo


La mère de Yoryi ramasse de l'herbe pour les cochons d'inde

L'Amazonie avec « Indiana Jones »


Le samedi 23 juillet au petit matin, nous partons pour l'Amazonie avec Zuela (qui nous a hébergés à Salasaca), ses deux enfants et toujours le cousin de Raphaël (Ben) et les soeurs de Florine. Pour les enfants, passer des vacances loin de leur village est une première. En une journée de transport bien fatiguante, trois changements de bus et des routes sinueuses nous atteignons la forêt. Nous nous installons dans le petit village indien de Puerto Misahualli aux portes de l'Amazonie. La journée suivante est consacrée à la détente avec une baignade dans le Rio Napo, affluent de l'Amazone, et une partie de foot sur la berge sableuse pour les garçons contre les jeunes du village. Le soir, nous retrouvons nos habitudes scoutes et faisons une soirée brochettes au feu de bois sur la plage, au son des guitares. Le tonnerre commençant malheureusement à gronder, nous accélérons la manoeuvre et sommes contraints de manger les brochettes plus ou moins crues, sans pouvoir nous attarder sur les danses d'incantation inventées autour du feu...


Nous partons le lendemain pour la découverte des environs avec un guide que nous surnommons vite, en rapport avec sa tenue d'aventurier, « Indiana Jones ». Une pirogue à moteur nous fait remonter le fleuve jusqu'à la jungle, dans laquelle notre guide nous fraye un chemin à travers l'épaisse forêt tropicale à l'aide de sa machette, en nous expliquant les différentes plantes médicinales. Alors qu'il pleut, nous ne sentons presque aucune goutte sous les arbres concentrés, et la chaleur se fait rapidement sentir. La balade dans cette dense jungle s'achevant, nous rejoignons un centre de réinsertion dans la vie sauvage pour animaux en danger. Une volontaire nous guide dans ce parc semi-ouvert où certains animaux, comme les singes, sont en liberté et n'ont plus peur des hommes. Voulant jouer avec nous, ils nous grimpent sur les épaules et effraient parfois les enfants qui nous accompagnent. Il est cependant agréable de visiter un tel lieu d'accueil où l'objectif est l'autonomie et la remise en liberté des bêtes.


Les vacances se terminent pour la famille de Zuela : les enfants auront vécu de nouvelles expériences mais sont en même temps contents de rentrer à la maison.


Les baleines de l'océan Pacifique


Cette petite escapade dans « El Oriente » nous a un peu réchauffés après le froid des hauts plateaux. Un long trajet s'impose de nouveau, pour retrouver la côte Pacifique et le village de Puerto Lopez. Après une halte obligatoire à Guayaquil, nous arrivons une nouvelle fois fatigués à destination. Cette ville est bien connue et assez touristique pendant les mois de juin, juillet et août pour une raison très particulière : Des baleines viennent se reproduire tout près car les eaux y sont à la bonne température. Ne craignant pas les hommes, qui ne leur font aucun mal ici, elles s'approchent très près des côtes : une heure en bateau. Nous sommes venus ici dans l'espoir de les voir.


La saison le permettant, nous passons notre première journée à nous baigner afin de se remettre du trajet. Nous embarquons le lendemain sur le petit bateau. Ce jour-là le vent rend l'océan particulièrement agité, l'embarcation tangue énormément et Ben va passer tout le trajet la tête par dessus bord à... donner à manger aux poissons. Il nous faut une heure pour approcher les premières baleines. A quelques mètres d'elles, nous avons la chance d'en observer quatre. Elles nous offrent un beau spectacle. La guide nous dit que d'ordinaire elles ne montrent qu'une nageoire ou leur queue et qu'elles ne sautent que très rarement. Nous les verrons sauter à dix reprises ! Les dimensions sont difficiles à évaluer de loin mais d'après les renseignements recueillis, les nageoires mesurent 5 mètres, le corps entier de 14 à 17 mètres alors que le poids total est de 40 tonnes. Nous avons une petite appréhension en apprenant tout cela sachant qu'elles ne sont qu'à quelques mètres.


Malgré le mal de mer qui finit par atteindre tous les passagers au retour, voir ces énormes mammifères si près faire de si belles figures est tout simplement merveilleux.


La magie des transports équatoriens


Nous n'avons pas bien le temps de nous attarder plus même si la côte nous plaît bien, car la troisième ville phare de notre visite touristique de l'Equateur est Otavalo. Une nuit dans le bus, nous évitant de perdre une journée et de payer une nuit d'hôtel, nous est une nouvelle fois nécessaire. Après les remous du bateau, les secousses et la conduite sportive du chauffeur de bus nous agace un peu, d'autant plus qu'il nous passe de la salsa volume à fond et laisse la lumière allumée, pendant toute la nuit. Les bons bus argentins ou brésiliens sont bien loin... certains ne ferment pas l'oeil de la nuit tandis que d'autres en sont malades.


A chaque fois que l'on rentre dans un bus, même ayant acheté une place numérotée antérieurement au guichet, il faut se battre pour pouvoir être assis. En effet, les compagnies de bus équatoriennes manquent cruellement d'organisation en la matière et vendent plusieurs fois les mêmes places dans diverses villes où se rend le bus, et fait monter des passagers (payant donc, mais n'ayant pas de billet) à tout bout de champs... Les prix sont aussi souvent réévalués à la tête du client.


Ces épiques moments de transports nous fatiguent physiquement et nerveusement.


Otavalo et ses environs


Sur l'Altiplano, au nord de Quito, Otavalo est célèbre pour son marché du samedi, qui s'installe dans toutes les rues de la ville. Otavalo est la ville pour faire ses achats en Équateur. Nous avons prévu d'y séjourner un petit temps afin de pouvoir acheter quelques souvenirs tant convoités depuis le début de notre arrivée dans les Andes. Le marché aux milles couleurs est magnifique. Les parents de Yoryi habitent près d'Otavalo, dans le petit village indien d'Iluman et vendent aussi au marché. Nous faisons leur connaissance et ils nous invitent à déjeuner chez eux le lendemain des petits plats traditionnels : Maïs chaud, avocat, empanadas (cf catégorie recette de cuisine de l'espace enfant)...
Dans l'après-midi, une promenade dans la campagne environnante nous permet d'apprécier les paysages : trois volcans, champs, eucalyptus,... Nous aidons les parents à ramasser le bois pour la cuisine, et l'herbe pour les cochons d'Inde. Raphaël et Ben s'essayent même à porter le tout sur le dos, à la manière Andine, avec le tissu. Cela ne manque pas de faire rire les villageois que nous croisons sur notre passage.


Partager la vie rurale et le confort sommaire des habitants pendant une journée nous enchantent. Nous retournons sur Salasaca pour préparer nos affaires avant de nous envoler vers l'Asie.


Le visa chinois, une histoire...


A notre première visite de Quito début juillet, nous nous sommes rendus à l'ambassade de Chine pour obtenir notre visa. La secrétaire nous a d'abord dit que l'ambassade ne donnait de visa que pour les résidents, « il aurait fallu le demander en France », nous répond-elle. Après discussion, elle nous explique qu'il faut une lettre justifiant que nous travaillons comme volontaire dans une association. Finalement, notre visa nous est accordé à notre grand soulagement car nous avons déjà le billet d'avion. Nous ne pouvons retirer notre passeport qu'après notre périple à travers le pays. Lorsque nous nous retrouvons de nouveau à l'ambassade, le consul vient nous poser milles questions sur notre voyage, semble se méfier et remet même en cause la délivrance du visa pour telle ou telle raison (pas de billet de retour, pas de visa pour le prochain pays, le Vietnam,...etc...). Elle a appelé toute la semaine chez Zuela et comme ses enfants ont répondu que l'on n'était pas là, elle est persuadée que nous avons menti sur notre travail ici. Nous essayons de rester souriant et elle finit par nous rendre notre précieux papier. Ce bref entretien nous donne un premier goût de ce qui nous attend en Chine : beaucoup de rigueur...



Avec l'Equateur, nous achevons notre découverte de l'Amérique Latine. Ce pays nous a montré beaucoup de ressemblance avec ses voisins même si par ses moyens de locomotion des images africaines nous revenaient en mémoire. Nous avons beaucoup appris sur la culture indienne des hauts plateaux andins en partageant la vie avec la famille de Zuela et avec Sandie et Yoryi qui vivent ici. Retrouver un peu de famille nous a permis de voyager autrement, et de faire des « vacances ».



Florine et Raphaël,
Mardi 02/08/2005 à 12h00. 21°
Salasaca (Équateur)



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