Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route de la Bolivie – Santa Cruz et Sud

Du 12 au 30 Mai 2005



Le toucan domestiqué de notre hôtel



L'entrée du beau bâtiment de l'association Fusindo














Un des groupes pris en charge en musique à l'association Fusindo



Dialogue musical...










Une rue type de Santa Cruz




Sucre au coucher du soleil



Le choix est vaste dans la rue, pour se refaire une garde robe



On se sent petits dans cette immensité


La Bolivie qui plait et qu'on n'oublie pas


L'association Fusindo


Bien installés à Santa Cruz dans une auberge gardée par 3 superbes toucans domestiqués, nous partons à la recherche d'une association. Après rencontre avec l'alliance française, nous choisissons d'intervenir auprès d'enfants handicapés mentaux. Pour diversifier notre approche, nous avons envie de changer de public après les enfants des rues rencontrés au Brésil.
C'est vers l'association FUSINDO (FUndacion SIndrome de DOwn) que nous nous orientons.


Ce lieu accueille durant la journée une quarantaine d'enfants, entre 13 ans et plus, atteints de la trisomie 21 (Syndrome de Down). Il a été créé par les parents et amis de ces enfants pour que ces derniers puissent s'épanouir. Avec une petite aide de l'état mais surtout grâce à des dons privés (les familles participent aussi selon leurs possibilités), ils ont réussi à mettre en place le centre le mieux équipé de Bolivie. Des professionnels les prennent en charge et les enfants viennent ici comme s'ils allaient à l'école, à la différence que les cours sont : éducation physique, cuisine, poterie, mathématiques, ordinateur, jardinage... Ces ateliers permettent aux jeunes de développer leurs capacités et de les former à un métier. Une fois par semaine, l'équipe s'occupe également des touts petits accompagnés de leur mère pour faire de l'orthophonie, de la physiothérapie, apprendre aux parents à stimuler leurs enfants... Une psychologue et une médecin sont également sur place.


Dès le premier jour, nous sentons que ce centre est très bien structuré et très professionnel. Les enfants sont bien pris en charge et entourés. Lorsque nous nous entretenons avec la directrice, nous avons le sentiment que notre intervention pourrait être plus utile dans un autre lieu, qui aurait moins de moyens. Quand nous lui rendons compte de cela, elle nous apprend que la médecin fait également de la musicothérapie. Très surpris, nous pensons vraiment que nous n'avons rien à apporter ici mais par curiosité, nous rencontrons tout de même cette médecin, jeune femme très ouverte sur les nouvelles thérapies, qui voyant l'effet de la musique sur ces enfants, a décidé de mener l'expérience d'ateliers de musicothérapie. Néanmoins, elle avoue n'avoir eu aucune formation pour cela et cherche à apprendre à ce sujet. Découvrant notre projet et sachant que Florine est musicothérapeute, elle est enchantée et nous demande de travailler avec elle pour la « former ».


Un riche échange de savoir


Nous voilà donc finalement intégrés à cette association, où nous menons les animations pour la semaine. Les enfants étant 40, nous n'avons le temps de les voir que deux fois chacun. Mais pour cette fois l'enjeu est autre : l'objectif est d'expliquer à Nicole notre méthode afin qu'elle puisse l'appliquer après notre départ.


Les groupes sont de dix personnes, ce qui est assez conséquent pour garder l'attention pendant 1h. Les premières séances sont des échanges où Nicole nous montre comment elle procède. Il s'avère qu'elle travaille beaucoup sur les percussions corporelles car son objectif principal est la coordination des mouvements, plus que l'expression. Les séances suivantes, elle nous laisse mener les séances afin d'observer. Nous choisissons de travailler sur le dialogue et l'écoute à l'aide des instruments. Pour chacun des exercices, nous lui expliquons le rôle thérapeutique. Nous lui montrons des jeux musicaux avec le matériel dont elle dispose mais qu'elle n'ose pas trop utiliser.


Les enfants ou plutôt les jeunes sont très attentifs et se plaisent à s'exprimer librement, dans un premier temps. Nous découvrons que certains jeux, pourtant assez difficiles, sont bien compris et appréciés par des éclats de rire ou des applaudissements. Le jeu et la joie sont là. Nous sommes surpris de voir par exemple Pedro, habituellement dans son monde, répond à la question musicale de Miguel quand celui-ci lui parle. Le solo de Pablo, grand timide, lui permet de s'exprimer devant les autres, même s'il s'en cache un peu en retournant sa chaise. Le jeu du chef d'orchestre fait éclater de rire Carla, très fière quand elle s'aperçoit que tout le monde suit ses gestes. Ces enfants sont très affectueux : au 2ème jour déjà, ils nous sautent dans les bras...
Le dernier jour, Nicole n'étant pas là, nous sommes contents de voir que l'équipe nous laisse mener les trois ateliers de l'après-midi seul avec la responsabilité de ces 10 jeunes. Ce n'est pas évident pour nous car l'espagnol n'est déjà pas toujours facile à comprendre, mais il l'est moins encore quand c'est une personne avec cet handicap qui nous parle.


Des boliviens qu'on aime bien


Ce séjour nous a beaucoup plu et voir une association qui se soit si bien développée est très encourageant. Les jeunes y sont pris en charge par une équipe très compétente qui nous a appris sur la manière de se comporter face à ces enfants. Pouvoir partager notre expérience avec une autre professionnelle à la fois ouverte et passionnée a été très bénéfique et enrichissant. Notre travail a donc été une « démonstration » de ce qui est possible de faire en expression musicale avec ces jeunes. Cela nous a permis de poser nos acquis et de les rendre explicites.


Cette semaine à Santa Cruz est donc passée vite, sans même que nous ayons pu découvrir toute la ville, mais nous avons appris à connaître ses habitants, beaucoup plus humbles que leurs voisins du Brésil ou de l'Argentine. La Paz, capitale, sera notre deuxième lieu de travail en Bolivie. Cette ville étant située en haute montagne, nous devons nous acclimater petit à petit aux 4000m d'altitude, pour éviter le « Soroche » (mal des montagnes). Pour cela, rien de tel que de visiter le sud de l'Altiplano (célèbre haut plateau des Andes au dessus de 3000m, considéré comme le Tibet de l'Amérique latine), à savoir Sucre, Potosi et Uyuni.


Du Sucre au Sel...


Sucre est la première ville que nous visitons. Nous sommes tout de suite plongés dans une autre Bolivie : il fait beaucoup plus froid qu'à Santa Cruz et nous sommes entourés de montagnes. Nous apprécions la beauté des maisons toutes de blanc vêtues et nous visitons un musée consacré aux indiens vivant dans les environs.


La ville baroque de Potosi, que nous atteignons en trois heures de bus, est la ville d'importance la plus haute du monde. La journée, il y fait assez bon mais dès que le soleil se couche, le grand froid des 4000m arrive... L'altitude nous fait aussi un peu, tour à tour, « tourner la tête ». Nous séjournons alors un peu ici, le temps de se faire une garde-robe adaptée au pays (nous n'avions quasiment jamais mis de pull depuis notre départ de France) et nous habituer à ce nouvel air, où l'oxygène se cherche. Dès que le mal des montagnes pointe son nez, nous mâchons, traditionnellement et efficacement, à la manière des Andins, la célèbre feuille de coca, qui est à l'origine de la boisson internationale du même nom, et de la cocaïne (une demi-tonne de feuilles + beaucoup de Kérozène + des hectolitres d'acide Chlorhydrique et autres produits chimiques = 1kg de drogue).


Pour finir notre acclimatation en beauté, nous arrivons à Uyuni. De là, nous partons avec guide et 4x4, obligatoires dans cette région, pour trois jours à la rencontre des paysages magnifiques qui font de la Bolivie un pays qu'on aime et qui ne s'oublie pas.
D'abord, le Salar d'Uyuni, désert de sel le plus grand du monde (équivalent à 2 département français !) nous illumine par sa pureté. Les montagnes et déserts se succèdent au fil des kilomètres où les couleurs se mélangent. Des paysages lunaires nous rappellent un peu le Sahara Mauritanien. Les nuits très fraîches que nous passons dans un hôtel de sel et au bord d'une lagune aux couleurs rougeoyantes nous permettent de nous plonger dans un autre univers. Les geysers, volcans actifs, et autres étrangetés nous entraînent dans un rêve où l'on oublie un peu le monde d'ici bas. A la frontière du Chili, nous faisons demi-tour pour rejoindre doucement la civilisation.


C'est avec de belles images plein la tête que nous entrons dans La Paz. Très vite, nous redescendons sur terre, malgré l'altitude, en constatant les manifestations dans une ville au bord de la crise. Nous ne savons pas s'il est plus prudent de s'enfuir vers le Pérou plus tôt que prévu mais beaucoup de routes étant bloquées par des manifestants, nous choisissons (ou presque) de rester deux semaines. Il suffit, nous dit-on, de ne pas se mêler aux regroupements, de contourner gentiment les militaires, et la ronde devrait pouvoir reprendre sa danse d'ici peu.


Florine et Raphaël,
Mardi 31/05/2005 à 21h00. 6°
La Paz (Bolivie)



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