Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route du Brésil - Sud et Paraguay

Du 24 Avril au 12 Mai 2005


Sao Paulo... l'urbain dans toute sa splendeur



Les maisons colorées de Paraty nous rappellent la Grèce


Le bateau qui nous emmène dans les îles




Bienvenue à Rio de Janeiro !



Une des favelas de Rio, adossée à la montagne




Raphaël assure le carnaval dans le Sambodrome vide












Asunción et sa 'Casa de Cultura'






La rue principale de Filadelfia...











La mémorable nuit à la 'Casa de migración'...

Le 24 avril après le spectacle, nous quittons avec peine les enfants du sitio avec qui nous avons passé 3 semaines, et retrouvons notre indépendance. Nous arrivons par la ville de Sao Paulo, Saint Paul pour les expatriés, aux buildings immenses où se côtoient le moderne et l'ancien. Les contrastes commencent... Nous y restons une journée le temps de prendre nos repères dans la vie brésilienne, de découvrir la monnaie brésilienne le Real et de s'apercevoir que les prix sont plus chers qu'en Argentine.


Paraty ou paradis ?


Dès le lendemain, nous partons, sur un des nombreux conseils d'Henri (l'un des responsables de l'association ADMER dans laquelle nous sommes intervenus) à Paraty, une ancienne ville coloniale vraiment originale. Entre montagne et océan, des petites maisons blanches aux volets de couleur donnent un caractère paisible à ce lieu.


Nous flânons à travers les rues pavées du centre piéton, qui lorsqu'il pleut ressemble un peu à Venise. Beaucoup de touristes Français sont en visite ici et nous sommes surpris d'entendre parler notre langue à tout les coins de rues. Le beau temps provisoire nous permet de faire une escapade en bateau pour découvrir les îles sauvages aux plages paradisiaques des alentours. Raphaël, équipé de masque et tuba, passe la journée dans l'eau presque tiède et en profite pour aller chatouiller les poissons.


Six heures de bus, (une broutille maintenant !) nous amènent à la capitale touristique du Brésil dont tout le monde rêve : Rio. Drôle d'impression d'être mélangés au tourisme de masse, de visiter un pays que nous avons vu de l'intérieur.


Rio de Janeiro... Contrastes frappants...


Bien qu'un peu moins peuplée que Sao Paulo, cette ville est impressionnante par son immensité (plusieurs millions d'habitants) mais également par sa situation géographique : les buildings où les étages s'empilent se serrent entre océan, montagne et forêt dense. Depuis le bus, lorsque nous souhaitons voir un bout de ciel ou le haut des immeubles, il faut se pencher une première fois, puis un peu plus loin... non on n'y est pas encore... une fois la tête collée à la vitre, on peut enfin en voir le soleil, s'il est là bien sûr !
Au moment où nous prenons le funiculaire pour admirer le Christ rédempteur surplombant la ville, une grosse pluie et des nuages noirs arrivent... Nous verrons le célèbre Jésus la tête dans les nuages et il faudra attendre le jour suivant pour pouvoir contempler depuis le Pain de sucre, colline accessible en téléphérique, l'ensemble de la ville vue d'en haut. De ce point culminant, nous discernons bien les nombreuses favelas (bidonvilles) accrochées à chacune des collines de Rio, et les quartiers résidentiels juste en dessous. Ces contrastes visibles nous surprennent : notre tête a encore en mémoire toutes les histoires des enfants rencontrés au sitio et il nous est difficile de comprendre et encore moins d'accepter de tels écarts. Nous ne voulons en aucun cas arpenter les favelas en touristes avec l'une des agences de voyage qui proposent cela dans leur dépliants, car nous trouvons cela déplacé. La lecture du livre « La cité de Dieu » de Paulo Lins, (au sujet des favelas de Rio) renforce une image de violence sans égale, que nous nous étions faite de ces quartiers difficiles.
Nous posons nos pieds dans des lieux qui font rêver plus d'une personne au monde : le Sambodrome (inanimé à cette époque) où défilent les chars et danseurs lors du carnaval, et la mythique plage de Copacabana et ses multiples terrains de foot et volley. Un petit plongeon dans les vagues, un jus de coco frais et nous voilà repartis pour Sao Paulo.
Sur notre route, cette courte halte nous permet de prendre des nouvelles des enfants, de l'association et de leur remettre un colis récupéré pour eux à Rio. Le rapport de terrain que nous avons remis à la direction à notre départ s'est avéré très utile car cette dernière a embauché de nouveaux éducateurs et ont pris des mesures pour faire face à certains problèmes.


Notre séjour au Brésil s'achève. Voir ce pays par les yeux d'ex-enfants des favelas nous a permis de prendre conscience d'une réalité différente de celle que nous montrent les médias en Occident : La samba et la plage sont bien là, mais la violence de certains quartiers, les contrastes alarmant entre les classes sociales sont un véritable problème qui nous font voir le Brésil comme un pays en voie de développement.


Un p'tit break au Paraguay


Nous nous sommes rendus compte que nous avons besoin de « digérer » le temps passé avec les enfants, de nous retrouver seuls avec nous-mêmes et d'accumuler l'énergie nécessaire pour repartir de plus bel. Le travail que nous réalisons est en effet très prenant car nous nous impliquons réellement dans la vie des enfants pour partager leurs difficultés en musique. Lorsque nous passons un temps avec des enfants, nous avons besoin du même temps pour nous refaire une santé et pouvoir reprendre l'esprit clair notre voyage. Les enfants que nous rencontrons sont tellement différents que pour pouvoir être pleinement à leur écoute, nous devons faire ce break entre chaque intervention.


Au sixième mois du projet, nous sentons le besoin de nous poser pour faire le point et rattraper le retard accumulé sur la mise à jour du site, les réponses aux mails, les échanges avec l'école... etc... Nous choisissons de nous arrêter au Paraguay, sur la route pour la Bolivie et les Andes, qui semble l'endroit idéal. Asunción est en effet une capitale qu'on prendrait pour une ville de campagne, avec des rues tranquilles, parfois désertes le week-end, et des habitants pacifiques. Après plusieurs heures passées sur internet, nous visitons cette ville à l'ambiance particulière. Nous en apprenons plus en discutant tous les soirs avec la propriétaire du restaurant franco-paraguayen en face de chez notre hôtel avec qui nous sympathisons.


Curieux de voir les mennonites (communauté Germano-Paraguayenne, secte anabaptiste selon certains, qui refuse toute autorité autre que celle de la bible, et qui est restée un peu au XIXème siècle du côté vestimentaire), nous remontons vers Filadelfia au nord du pays. Arrivés dans cette petite ville au beau milieu du Chaco (une sorte de « désert vert » du nord-ouest), à 5h du matin et sans vraiment avoir dormi, nous nous rendons à ce que nous pensons être le seul hôtel de la ville (assez classe, avec piscine et pas cher). Malheureusement pour nous, il est complet et on nous suggère d'attendre le matin espérant qu'une chambre se libère. Nous finissons donc la nuit sur le canapé du hall de l'hôtel. A 8h, tout étant encore occupé, nous partons visiter la ville. Cela s'avère très vite fait car il n'y a qu'une rue principale faite de terre battue. Nous apercevons quelques « mennonites » non vêtus à l'ancienne comme on nous l'avait expliqué, et beaucoup d'indiens venus travailler à la journée a la ville. La manière de faire est assez astucieuse : Ceux qui veulent travailler viennent se poster sur le bord de la rue principale au matin, et attendent que des employeurs (souvent des mennonites) viennent les employer pour la journée. Chaque matin, un certains nombre d'hommes venus des communautés indiennes alentours se retrouvent donc à Filadelfia. Alors que le vent balaie la poussière, nous cherchons un parc, un banc où un tout autre endroit pour pouvoir se poser car la fatigue se ressent... sans succès !


Une « casa de migración » assez inconfortable...


Nous nous résignons finalement à quitter plus tôt que prévu le Paraguay, pays sans grand intérêt touristique, pour la Bolivie. Il n'y a qu'un seul bus au départ de la capitale, qui passe à 4h du matin au dernier poste de police (casa de migración) à une heure de route de Filadelfia. A 18h, nous voilà donc dans un premier bus pour le poste de police. Celui-ci nous arrête en plein milieu de nulle part, en nous désignant une petite cabane éclairée entourée de barbelé : « C'est là »...
Nous nous approchons doucement dans la nuit et alors que trois molosses viennent à notre rencontre en aboyant. Attirés par les sandwichs dans nos sacs, ils ne tardent pas à nous renifler de très près, au grand plaisir de Raphaël, qui n'adore pas particulièrement les gros chiens ! Dans la petite cabane, trois hommes dormant devant une télé hurlante nous expliquent calmement qu'il n'y a pas de commodité pour nous accueillir et nous désignent un banc pour attendre le bus (plus de 8h à attendre...). Nous dormons ou plutôt tentons d'essayer de dormir entre les moustiques, insensibles à nos répulsifs, qui sifflent dans nos oreilles, et les chiens qui ne cessent de nous tourner autour (ils vont même jusqu'à nous lécher la tête après être aller fouiller dans la poubelle... adorables !). Bref, une longue nuit !
A 4h du matin, comme prévu, le bus tant attendu arrive. Nous sommes soulagés de pouvoir enfin dormir malgré la piste très mouvementée où creux et bosses se succèdent.


Ce passage entre le Paraguay et la Bolivie n'aura pas été de tout repos. A cinq reprises nous nous arrêtons pour les contrôles militaires, de police et de douane où une fouille entière du bus à lieu. Heureusement pour nous, seuls nos sacs échappent à la fouille, la fatigue ne nous donne pas encore des têtes de truands...


Nous arrivons soulagés à Santa Cruz, et trouvons rapidement un hôtel où dormir après deux nuits un peu agitées.


Le Paraguay nous est apparu comme un pays calme où le nombre de policiers corrompus est presque plus nombreux que les habitants, qui sont ceci dit, très sympathiques. Il ressemble plus dans ses traditions à l'Argentine qu'au Brésil. Nous confirmons ce que disent la plupart des guides et informations consultées sur internet : ce pays ne présente pas un grand intérêt touristique.



Florine et Raphaël,
Vendredi 13/05/2005 à 18h30. 27°
Santa Cruz de la Sierra (Bolivie).



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