Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
Une ronde d'enfants autour de la terre
Une ronde d'enfants autour de la terre
Voir toutes les photos
Photos


Ecouter les chansons des enfants
Mp3


Télécharger le carnet au format PDF

Télécharger ce carnet

Inscription Newsletter :

Carnet de route de l'Argentine – Buenos Aires

Du 7 au 26 Mars 2005



Lever du soleil à quelques milliers de mètres au dessus de l'océan l'Atlantique




La rue pietonne Florida et ses nombreux magasins...



























Animation musicale au CAT




Nelvi en plein solo !




Le goûter réunit tout le monde.




Toujours le Tango, dans ce bal en plein air, ouvert à tous



Mar del Plata, ville balnéaire préferée des argentins


Après avoir fait nos adieux à l'Afrique, nous partons pour le « nouveau monde ». Notre avion fait escale à Milan, en Italie, où nous avons pu apprécier l'espace d'une journée l'hiver européen. Nous nous sommes bien gardés de prévenir nos proches de cette étape, pour conserver la dynamique de notre voyage. C'est donc le 9 Mars au matin qui nous atterrissons sur le sol latino-américain, 4h avant l'heure européenne.


Buenos Aires


Deux heures nous sont nécessaires, en arrivant à l'aéroport, pour « atterrir » de nos 2 nuits en l'air et se mettre à l'espagnol, après avoir parlé anglais puis italien. Nous sommes agréablement surpris de voir que le peso, la monnaie argentine, et le dollar ayant subi une dévaluation, le coût de la vie est pour nous le même qu'en Afrique. Buenos Aires ressemble à certaines capitales européennes : Rome, Paris... avec l'immensité des Etats Unis et l'ambiance latine. Les monuments coloniaux espagnols et italiens sont magnifiques, et nous découvrons les grandes rues piétonnes, remplies de magasins. En enfants que nous sommes restés, nous arpentons les rues avec beaucoup d'émerveillement face aux nouveautés et aux prix alléchants, même si nous n'achetons rien. Nous nous plaisons à déguster des mets qui commençaient à nous manquer en Afrique. Bien que n'étant pas de gros mangeurs de viande, nous apprécions la « carne de Argentina », une des meilleures du monde.


Cette entrée quelque peu improvisée en Amérique du Sud nous fait un grand bien et nous nous refaisons une santé, sans pour autant oublier les enfants. La capitale nous a séduit, nous allons donc sans tarder entrer en contact avec une association. Dès le deuxième jour, nous nous rendons pour cela à l'office du tourisme. L'hôtesse a justement une amie qui travaille dans un centre d'état, s'occupant d'enfants et adolescents de la ville, et en particulier de leurs droits (centro de los derechos de las niñas, los niños y adolescentes). Nous nous retrouvons ainsi le lendemain en face de 3 personnes très enthousiasmées par notre action et qui nous parlent du CAT : « el Centro de Atenciónes Transitorias », centre de prise en charge transitoire. Un coup de téléphone est passé, nous visiterons le CAT lundi. Le week-end nous laisse le temps de prendre nos repères dans la ville.


« El Centro de Atenciónes Transitorias »


Unique en Argentine, ce centre cherche à redonner une situation stable aux enfants. C'est pour cette raison que, malgré une équipe qualifiée et abondante, ce lieu a une capacité réduite à 9 jeunes en situation d'urgence. Certains n'y passent que quelques heures, d'autres plusieurs jours, jusqu'à un mois. On ne sait donc jamais à l'avance combien de temps va rester tel ou tel enfant. Le centre travaille en collaboration avec les différents lieux fréquentés par les enfants, qui donnent l'alerte.


Le personnel, constitué de 20 personnes (travailleurs sociaux, psychologues, gardiens) change tous les jours, le chien restant fidèle au poste. Ils sont chargés de retracer l'histoire de l'enfant afin de pouvoir, lui procurer le plus rapidement possible une situation stable et surtout sécurisante. Les recherches sont parfois longues pour retrouver les familles où pourraient rentrer les enfants. Ils peuvent avoir toutes sortes de difficultés : perdus dans la ville, rejetés par leurs parents, maltraités, vivant dans la rue... Il n'est pas facile pour nous de réaliser que telle petite fille si souriante et enjouée, a subi des violences de la part de son père et que c'est l'institutrice qui ayant observée les plaintes de l'enfant l'oriente au CAT. Ou encore cette fille de 15 ans accompagnée de son bébé qui a été rejeté de sa maison par son beau-père, lui-même le père de l'enfant. Cet adolescent qui, vivant dans la rue, a développé une psychose, et est souvent atteint de crise de violence.


Le matin, les jeunes ont des entretiens avec des psychologues ou médecins, afin de mieux cerner leur difficultés. L'après-midi, un instituteur vient assurer un suivi scolaire et d'autres intervenants sont aussi présents pour quelques activités : dessin, atelier sur les droits de l'enfant, musique, jeux au cybercafé, promenade,... Les enfants peuvent partir quand ils le souhaitent du centre s'ils ne veulent plus être aidés, sinon, ils doivent évidement respecter le règlement.


Nous rencontrons Sylvia, la directrice, le lundi matin. Après lui avoir remis notre projet nous discutons longuement sur la situation des enfants ici et en France. Nous décidons d'intervenir tous les après-midi pendant deux semaines, en nous réservant le week-end pour faire une petite pause et visiter les alentours.


Un atelier rythmé !


Nous commençons le jour même de l'entretien, avec les 5 jeunes actuellement pris en charge. La première séance est pour nous un test et nous nous apercevons vite de la complexité, mais aussi de l'intérêt du lieu. Les enfants présents ont tous un âge (entre 8 et 18 ans), des centre d'intérêts et des histoires différentes. Il est difficile de faire une animation trop cadrée car ces enfants ont parfois de lourds problèmes et aucune limite. En ce premier jour, nous conservons notre programme habituel en fixant l'enregistrement pour la fin de la semaine (finalement ils seront déjà tous partis alors il ne sera pas réalisé). Face au peu d'entrain dont font preuve les enfants à chanter, nous devons une nouvelle fois nous adapter. Ces jeunes étant en majorité des garçons assez toniques, voire violents par moments, c'est vers les percussions et la guitare que nous nous tournerons.


Nous leur proposons de jouer avec des ustensiles de cuisine et des baguettes en bois « faites maison ». Quand nous arrivons, tous n'étant pas toujours disponibles, nous nous installons et jouons, ils ne tardent alors jamais trop à nous rejoindre. Néanmoins, il est difficile pour eux de se concentrer longtemps et de suivre des consignes, le jeu est donc libre. Parfois, pendant l'animation un enfant part puis revient. Nous laissons la musique se faire car nous savons qu'il ne faut pas trop bousculer ses enfants qui ont perdu confiance en eux et en l'adulte. Nous essayons de les revaloriser dès que possible par des solos. Après une demi-heure de rythme et un bourdonnement dans les oreilles, ils s'exercent un à un à la guitare, que beaucoup apprécient. Entre 2 et 7 enfants jouent avec nous chaque jour. Nous aurions pu enregistrer avec certains enfants qui sont restés près de cinq jours, mais ne sachant rien à l'avance, nous faisions au jour le jour.


La dernière séance va être un peu différente : les jeunes filles mères accompagnées de leur enfant, qui sont toujours restées un peu à l'écart de nos animations, le dernier jour se rapprochent. Nous allons avec elles chanter des chansons françaises pour enfants et écouter les chants argentins qu'elles connaissent.


Après ces animations, nous restons en général quelques heures avec les enfants pour partager le goûter et d'autres de leurs occupations.


Les charmes de l'Argentine...


Nous disposons de nos matinées pour visiter les différents quartiers de Buenos Aires : Recoleta et ses monuments au style français, les immenses espaces verts peuplés d'oiseaux, la réserve écologique, San Telmo et les bals Tango ouverts...
Le week-end, nous nous rendons en 5 heures de bus (tout confort : plateau repas, toilettes... les taxi-brousses africains sont loin !) à Mar del Plata. Situé au sud de la capitale sur le littoral Atlantique, cette ville balnéaire est le « Cannes » de l'Argentine. Nous sommes surpris de nous y trouver justement le jour de la clôture du festival international du cinéma, et donc de voir les défilés de célébrités locales.



Le CAT nous aura offert une nouvelle occasion de nous remettre en question quant à notre activité. Les enfants avaient des difficultés différentes de ceux d'Afrique. Il nous a été difficile de mener l'activité avec ce changement permanent (enfants, éducateurs, âges des accueillis...) mais cela a été une très bonne expérience.


Nous quittons la région après deux semaines et demi passée à Buenos Aires. Cette ville nous aura fait un grand bien en nous reconnectant un peu à la civilisation (douche chaude, transports confortable, magasin, métro,...). Curieuse impression que de passer inaperçus dans la ville, la couleur de peau ne nous trahissant pas. Mais nous n'avons pour l'instant qu'une vision limitée d'un immense pays.


Nous disposons d'une semaine pour rejoindre le Brésil, nous allons donc foncer vers la cordillère des Andes et Mendoza pour faire un peu d'exercice et prendre l'air.



Florine et Raphaël,
Mardi 29/03/2005 à 17h00. 20°
Vallecitos (Argentine).



De retour en France depuis le 2 Juillet 2006... Tour du monde en Musique d'associations d 'aide a l'enfance.
Plan du site - www.ronde-enfants.com 2004 - Création site internet : Fa7 / Charade concept - Modifie le 21/05/08
Photos, mp3 et carnets de voyage de notre voyage tour du monde en musique d'associations d'aide à l'enfance, en Afrique, Amérique, Asie et Inde.
Site partenaire : Photos de voyage autour du monde