Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route du Ghana - Nord et Volta

Du 08 au 20 Février 2005










Notre Ranger préferé


Un éléphant prend son bain...



















Une église parmi tant d'autres











Les soirées chez Silke, dans le petit paradis











Un bananier et ses fruits alléchants...


Les branches peuplées, de Tafi-Atome


Nous voilà maintenant plongés dans un pays anglophone, premier pays où nous ne trouvons personne qui parlent la langue de chez nous. Les paysages du nord du Ghana sont assez similaires à ceux des pays voisins, bien qu'un peu plus verts. Tamale, première ville où nous faisons escale, semble en revanche beaucoup plus développée que ses voisines francophones : Etat des routes et des voitures, allure des habitations, signalisation...


Des éléphants, des antilopes... et nous dans la savane !


N'ayant pas de guide de voyage pour ce pays, c'est après une bonne nuit que nous nous renseignons sur les moyens de transport disponibles pour aller jusqu'au parc national de Mole. Il existe un bus par jour, qui part « théoriquement » en début d'après-midi. Après quelques heures de route sur une piste en mauvais état, nous arrivons en pleine nuit au Mole Motel, à l'intérieur même du parc et au milieu de la savane. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin à 7h, pour aller voir les animaux, plus nombreux au lever du soleil.


Accompagnés d'un « ranger » armé nous nous baladons à travers la savane à la recherche d'animaux sauvages dans leur milieu naturel. Nous avons la chance de voir beaucoup d'antilopes, des babouins, des phacochères (qui nous rappellent « Pumba » dans le film « Le Roi Lion ») et des éléphants venus se laver dans la mare aux crocodiles. Nous sommes très impressionnés de nous trouver dans un tel décor, si près de ces bêtes non craintives. Nous apprécions de nous trouver à quelques mètres seulement d'un paisible éléphant en liberté.
L'après-midi, nous retournons nous promener car nous sommes avides d'apercevoir d'autres animaux. Nous reverrons les mêmes espèces dans d'autres endroits, au coucher du soleil. L'hôtel où nous logeons (le seul du parc) a un panorama magnifique duquel nous pouvons admirer le spectacle permanent des animaux dans la savane. Nous passons ainsi la journée à chercher où se cachent nos amis et à contempler silencieusement leurs faits et gestes.


Une nuit mouvementée...


Comme nous retournons sur Tamale avec le seul bus de la journée (départ 4h30...), notre séjour dans le parc aura été court mais intense. Arrivant dans la ville en début de matinée, nous souhaitons repartir le jour-même en direction de Kumasi. Nous empruntons donc le prochain bus, malheureusement en fin d'après midi et ce n'est que tard dans la nuit que nours découvrons la ville de Kumasi.
Nous rencontrons des difficultés pour trouver une chambre d'hôtel et des taxis à cette heure tardive (1h du matin). Alors que nous sommes aux portes d'un hôtel complet, nous nous apprétons à repartir à pied en chercher un autre ou à trouver un taxi mais le gardien nous met en garde, affirmant que la ville n'est pas sûre et qu'on pourrait nous détrousser. Un ami à lui arrive et nous propose de nous conduire vers un autre hôtel contre une somme d'argent assez importante. Ne souhaitant pas prendre de risque et commençant à sentir la fatigue, nous acceptons (nous nous sommes levés à 4h du matin et avons déjà beaucoup de kilomètres dans les jambes). Voilà donc l'ami au volant, parcourant la ville à toute allure avec sa BMW alors qu'il semble avoir un petit coup dans le nez. Tandis que nous rentrons dans une sorte de forêt, nous sommes de moins en moins rassurés car ne savons pas où il nous amène. Raphaël commence même à cacher de l'argent discrètement.


Fausse alerte, notre chauffeur nous arrête devant un hôtel 5 étoiles et s'en va. Nous ne sommes pas plus avancés car la chambre d'hôtel est à 80 €. Le réceptionniste est néanmoins plus clément que le précédent et nous propose de dormir gratuitement sur les canapés du hall de la réception avec lui, et de nous réveiller au petit matin avant que les clients et le patron n'arrivent, heure à laquelle il nous appelera un taxi pour nous conduire dans un hôtel moins cher. Nous acceptons et comprenons qu'il veuille que l'on parte tôt car nos têtes ne sont pas des plus propres (la piste et sa poussière imposent un bronzage assez exotique, mais qui part au lavage, si lavage il y a bien sûr...).


Le lendemain matin, nous trouvons donc une chambre sans problème, non sans un certain soulagement.


La vie citadine ghanéenne


Nous passerons le week-end dans cette ville pour récupérer de nos courtes nuits précédentes. Nous en profitons pour découvrir l'ambiance d'une ville ghannéenne : marché, rues, restaurants et alimentation,...
Le dimanche matin, nous ne rencontrons personne dans les rues car tous sont à l'église ou plutôt dans les églises : il y en a de partout avec des panneaux presque publicitaires aux noms différents (methodist church, church of god, evangelist church...) A tous les coins de rue nous entendons chanter et apercevons des gens très bien habillés en train de danser. Adieu pays musulmans !


Les gens sont très accueillants, quand nous demandons notre chemin ils nous accompagent parfois jusqu'à destination, quand nous demandons l'adresse d'un restaurant ils veulent nous inviter chez eux, etc... Nous pouvons déambuler sans nous faire accoster et prendre des photos en toute liberté (contrairement à d'autres villes d'Afrique de l'ouest où c'était impensable). Ce pays commence à nous plaire au fur et à mesure que nous nous remémorons les leçons d'anglais enfouies dans nos souvenirs étudiants !


Accra et le petit paradis


Apprenant les récents évènements politiques du Togo (mort du président et coup d'état), nous décidons par prudence de ne pas nous y rendre, et changeons ainsi notre programme : nous resterons plus de temps au Ghana avant de rejoindre l'Amérique du sud.


Le lundi 14 février, Valentine's day, très fêté au Ghana comme dans tous les pays anciennement anglais, nous partons pour Accra dans notre premier bus climatisé d'Afrique. Nous retrouvons une amie allemande, Silke, rencontrée au pays Dogon, expatriée et travaillant à Accra dans une banque à microcrédits. Elle nous invite à séjourner chez elle, et c'est un vrai petit paradis pour nous que de retrouver une maison bien rangée, propre avec de la nourriture variée, un petit jardin et un chien !
Silke nous fait aussi rencontrer ses amis (hollandais, allemands, ghanéens) à l'occasion de différents repas qu'elle organise à la maison, et très vite, nous nous apercevons que l'un d'eux travaille dans une ONG oeuvrant pour les enfants défavorisés : GLONA. Nous allons donc prendre contact avec celle-ci.


Les soirées passées en compagnie de Silke finissent tard, malgré son rythme de travail assez soutenu, car nous bavardons beaucoup sur le voyage (elle revient d'un tour du monde de 3 ans). Nous échangeons conseils contre notes de musique.
Malheureusement, elle doit déjà partir travailler quelque temps au Congo. A notre grand plaisir, elle nous prète sa maison, sa voiture, et même le jardinier et la femme de ménage ! (Adieu les journées lessive !) Nous reprenons donc doucement une vie à l'occidentale : nous cuisinons des plats de chez nous, nous composons... Seule l'eau manque parfois dans les robinets.
Cette rencontre avec une personne au grand coeur, pour qui le voyage est une raison d'être, nous a beaucoup apporté sur le plan humain comme sur le plan matériel.


Nous passons donc notre première semaine à Accra à prendre contact avec l'association GLONA, déterminer le calendrier et trouver un moyen de gagner l'amérique du sud.


La région Est, du lac Volta


Le week-end précédent notre travail avec les enfants, nous décidons de profiter de la voiture pour aller dans l'est du pays.
Nous souhaitons nous aérer un peu d'Accra où il fait chaud et surtout très humide (attention aux moustiques !) en allant à Amedzofe. Là-bas, nous trouvons un paysage valloné et la forêt tropicale, à la végétation bien différente des forêts européennes. Nous sillonnons à travers les chemins de terre et prenons en stop les quelques enfants qui rentrent du marché avec de lourdes charges sur la tête. La cascade qui représentait pour nous un objectif était finalement presque à sec, mais la route et le paysage ont suffit à rassasier notre envie de prendre l'air.


La fin de la journée se termine à Tafi Atome, petit village au milieu d'une forêt peuplée de singes 'Mona'. Au petit jour, nous nous levons pour les admirer à côté de notre case en train de jouer et de manger les quelques bananes distribués par les villageois. Plus tard, nous profitons vraiment d'être seuls au milieu de ces êtres presqu'humains.
Une fois de plus nous sommes contents de voir à quel point les habitants sont accueillants : l'une nous prépare à manger, les autres nous saluent et nous souhaitent la bienvenue : «You're Welcome » en allant chercher du bois dans la forêt avec leur machettes. Nous devons déjà retourner vers Accra pour travailler avec les enfants le lendemain. Sur le chemin, nous nous arrêtons à Akosombo où un bain dans le lac Volta nous fait le plus grand bien.


A 10kms de la maison, la voiture chauffe, le ventilateur ne tourne plus, ce qui nous oblige à nous arrêter en plein milieu de la motorway (autoroute). Nous sommes de nouveau surpris de voir la solidarité désintéressée des ghanéens : deux voitures dont une conduite par un mécanicien parlant français stoppent, nous aident, nous prètent un peu d'eau, réparent quelques bricoles et repartent comme ils sont venus, sans rien demander.


Durant cette première semaine, nous sentons une grande différence de mentalité avec les précédents pays africains visités plus au nord, due peut être à la colonisation anglaise. Les paysages aussi changent en devenant beaucoup plus verts et exotiques. Enfin les ghanéens sont vraiment bienveillants et disponibles à l'entraide, c'est agréable.



Florine et Raphaël,
Samedi 26/02/2005 à 21h00. 28°
Accra (Ghana).



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