Une ronde d'enfants autour de la terreUne ronde d'enfants autour de la terre
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Carnet de route du Mali - L'ouest

Du 02 au 12 Janvier 2005







Admirez le travail !





20 personnes, dont nous, à l’arrière de ce minibus








Une des rares rencontres...








Les collines autour de la ville






De la piste, encore de la piste...


En route pour le Mali et de nouvelles aventures ! Rejoindre Tambacounda, à l’est du Sénégal, en Mini-Bus d'une petite cinquantaine de places nous prend six heures (270 kms). Toute la journée, nous slalomons entre les trous sur la route « goudronnée » qui en est parsemée. De temps en temps, notre chauffeur préfère même longer la route en prenant la piste parallèle, en meilleur état. Bref, bien secouant ! Arrivés à bonne destination, nous apprenons qu'une grève des transports est organisée le lendemain. Nous décidons donc de nous poser trois jours à Tambacounda, le temps d'écrire un carnet de route, de se renseigner sur le parcours à emprunter pour passer la frontière et de faire un peu de lessive en retard. Florine profite aussi de ce break pour se faire tresser. Ce passage chez les coiffeuses occupera quatre personnes pendant 3 bonnes heures et nous coutera 6000 FCFA, soit 9€ environ. Après mûre réflexion, elle choisira de coller ses tresses sur le devant pour éviter d'être gênée puis de faire le reste de manière « classique ». Cette ville comptant plus de chrétiens qu'ailleurs au Sénégal, nous sommes surpris de voir que des cochons noirs et roses remplacent les chèvres dans les rues.


Le mercredi 5 janvier au matin, nous partons pour Kayes au Mali. Un premier taxi nous emmène à Kidira, la frontière. Nous passons les formalités de police et de douanes sans rien payer, ni bakchichs, ni taxes inventées sur le tas, ce qui est assez extraordinaire en Afrique. Raphaël a certes du négocier et ruser un peu face aux policiers qui demandaient de l'argent pour se faire envoyer de nouvelles fiches de renseignements, mais aucun franc CFA n'est sorti du porte monnaie. Le fait de ne pas avoir de monnaie et d’avoir bien discuté avec les personnes du poste y a bien aidé. On commence à savoir s’y prendre ! Une fois le fleuve de la frontière et les contrôles passés (en voiture par le pont cette fois et non en pirogue), nous prenons un taxi-brousse. Nous sommes 20 personnes sur deux bancs, à l’arrière d’un minibus du style Renault Traffic, avec fenêtres découpées à même la tôle. Les passagers n'ayant pas tous de papiers d'identité, les contrôles s'éternisent et nous restons entassés pendant 6h, sur une piste d'environ 100kms, avec beaucoup de poussière rouge et un bon mal aux fesses à l'arrivée !


Enfin au Mali !


Après avoir passé la nuit à Kayes dans un hôtel assez cher et très sale, nous souhaitons prendre la route tôt le matin pour arriver à Bamako au plus vite. Le train pour la capitale ne partant que samedi, nous préférons le bus, censé être plus rapide et plus confortable que le taxi brousse.
Nous partons donc à 10h30 (après quelques heures d’attentes au milieu des chèvres, pour charger le toit du véhicule…) dans un ancien bus français, estampillé « Bus climatisé : Confort, Sécurité, Fiabilité ». Rien de tout ça nous attendait : les sièges, moins grands qu’à la normale, étaient au nombre de 5 par rangée et peu confortables. Nous avons été obligés de nous arrêter en pleine brousse, pendant 1h sur la piste aux alentours de 19h pour changer quatre boulons du frein, qui venaient de casser. Une heure plus tard, à un contrôle de police, on nous annonce qu’en raison du banditisme grandissant dans le pays la nuit depuis un mois environ, l’état a décidé de bloquer toute circulation non escortée à partir de 18h. Les deux militaires censés nous accompagner étant descendus après une heure de trajet, nous sommes obligés de passer la nuit au barrage, avec les autres bus et taxis brousses dans notre cas. Les sandwichs au gras ne nous inspirant pas tellement, nous « dormons » donc dans le bus, avec pas grand chose dans le ventre, excepté un très bon pain, trouvé sur la route. Confort, sécurité, fiabilité... tout est relatif !
Nous réussissons néanmoins à entrer dans la capitale aux alentours de 9h30 (23h pour 600kms). Nous tournons un moment en ville afin de trouver un hôtel qui ne soit pas complet où nous lavons avec plaisir le sable rouge omniprésent par une bonne douche.


Les paysages du trajet étaient heureusement magnifiques : forêts de Baobab, sable rouge, cases, petites montagnes… Dans ces conditions, il n'est pas toujours aisé de sortir l'appareil photo : Il fallait y être !


Bamako, brumeuse capitale


Bamako, qui signifie en bambara (la langue nationale) « la rivière aux caïmans » (bama – ko), est située entre monts et fleuve (le Niger). On peut apercevoir aux alentours de belles collines parsemées d'arbres. Nous nous hasardons à monter sur l'une d'entre elles (Koulouba) d'où nous découvrons une vue magnifique quoique brumeuse sur la ville. Là-haut, les quartiers ressemblent à des petits villages et la vie semble plus calme. Comme dans tout le pays, la terre et par extension les maisons sont d'un très coloré ocre rouge. En centre ville, il est agréable de se promener même si nous mettons plusieurs jours à nous repérer dans la ville grouillante. En effet, beaucoup de commerçants s'installent à même le trottoir ce qui donne des rues très agitées où il est difficile de se faufiler entre voitures et étalages. Certains d'entre eux posent leurs marchandises au sol et d'autres vendent dans des bassines toutes sortes d'objets ou aliments (de la banane à la brosse à dents...). Il y a aussi des vendeurs ambulants portant des plateaux sur la tête qui présentent leur épicerie.
Tout cela mélangé à la pollution des voitures et des nombreuses motos donne un aspect très poussièreux à la vie animée de cette capitale.


Notre première semaine à Bamako nous permet d'entrer en contact avec les associations où nous allons intervenir. Les responsables nous reçoivent à plusieurs reprises pour établir les planning d'animations.


Le Mali nous apparaît donc comme un pays paisible et accueillant et rester plusieurs semaines dans la capitale ne nous effraye pas. Toutes les personnes que nous rencontrons sont sympathiques et peu sont intéressées.



Florine et Raphaël,
Lundi 17/01/2005 à 19h30. 27°
Bamako (Mali).



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